Solidarité PloemeuRoumaniE

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mercredi 25 avril 2012

ACTION HUMANITAIRE DU 24 MARS 2012 AU 09 AVRIL 2012

- Samedi 24 mars : Départ, comme d'habitude, très tôt. Pas de problème particulier à signaler. Paris traversé sans embouteillage, un vrai plaisir Le soir arrêt en Allemagne pour la nuit.

- Dimanche 25 : Démarrage à 05 heures, mais en réalité il est 04 heures car nous avons changé d'horaire pendant la nuit. Il n'y a pas de trafic sur l'autoroute outre Rhin car c'est dimanche et le week-end les poids lourds ne circulent pas. C'est une bonne chose, autant pour la tranquillité que pour la sécurité. Je traverse l'Autriche très facilement; ainsi que Budapest et je stoppe le soir 60 kilomètres à l'est de la capitale hongroise dans un hôtel tout près de l'autoroute (pas cher et propre, les serveurs sont sympas). Pour ce qui est du bruit j'ai pensé à tout, car j'utilise mes "bouchons d'oreilles" du bagad. Ca sert de faire de la musique.

- Lundi 26 : Je quitte l'hôtel magyar pour me diriger vers la Roumanie. Il fait beau. Je roule encore sur l'autoroute. Les surprises sont pour la suite du trajet. J'arrive à PETEA (frontière Hongro-roumaine) il n'y a qu'un policier hongrois du reste, qui regarde rapidement mon passeport puis m'invite à continuer mon chemin. Je signale que pour la 3ème fois en 48 heures je saute encore 1 heure...!!!Après Satu Mare, la dure réalité des voies roumaines m'agresse d'un coup. Il faut ralentir car les nombreux trous qui défigurent l'asphalte sont traîtres et impitoyables pour le fourgon. Les roues, pneus, jantes et suspension sont soumis à rude épreuve. Prudence, prudence. Je ne suis pas encore au bout de mes peines car l'hiver a été très rigoureux et a défoncé tout ce qui est carrossable. Entre Baia Mare et Baia Sprie la route est coupée. Des travaux se font, doucement, mais se font !!! Entre Baia Sprie et Surdesti (lieu d'arrivée) le bitume n'existe pratiquement plus. Les bas côtés ne sont plus délimités. Un véritable enfer pour les automobilistes. D'autant plus qu'aucune indication n'est visible. Il faut conduire au radar et surtout me pas omettre d'acheter la vignette routière -obligatoire- et dont l'acquittement permet d'avoir des routes en bon état....!!. Enfin j'aperçois la pension Amethyst de Surdesti dans laquelle je suis toujours aussi fraternellement accueilli -depuis 21 ans - par mes amis Gavril et Valéria COSTIN.

- Mardi 27 : Je fais ma première livraison, car je suis très attendu et espéré. Je commence celle-ci par la mairie de COPALNIC MANASTUR qui va recevoir pour les malades : fauteuils roulants, cannes anglaises (adultes et enfants) chaises percées, couches et des sets stériles 1ers soins rangés dans les "armoires à pharmacie" des 13 écoles de la commune.

     

- Mercredi 28 : C'est la mairie de GROSII TIBLESULUI, qui reçoit ses dons identiques à ceux décrits ci-dessus avec en plus des stylos billes pour les élèves, sans oublier le remplissage de la "boîte à pharmacie". Le maire regrette que je n'ai pas pu être présent pour la "Journée de la Francophonie", qui se tient tous les ans et qui est un moment important réalisé par la professeur de Français et les écoliers (ères).

  

- Sur le chemin du retour le printemps semble montrer le "bout de son nez" car les cigognes sont revenues et cherchent leur pitance dans les champs du village de LÂPUS.

  

- Jeudi 29 : En me réveillant j'écarquille les yeux car il semble que le beau temps des jours précédents ne soit mis à mal. Il neige tout simplement.

  

Ce mauvais temps me perturbe car aujourd'hui je dois me rendre à SAPANTA de l'autre côté de la montagne. Vu l'état de la chaussée et les conditions atmosphériques le voyage risque d'être un peu périlleux. Bref, il faut y aller. Après plusieurs heures de conduite j'arrive enfin à mon objectif. Une équipe de solides bonshommes m'attend car il s'agit d'avoir des bras pour décharger le cabinet dentaire, les différents mobiliers, les armoires, la radio, l'ordinateur, les 250 kilos de peinture, les plafonniers, et les nombreux cartons de consommables dentaires et outillages à main pour le futur dentiste. Le maire est heureux et étonné de tout ce don prodigieux qui soignera 4 800 personnes de cette commune et des villages voisins.

  

Tout cela est stocké dans le cabinet prévu à cet effet au 1er étage du dispensaire

  

Et dans la salle d'attente

  

Il y a juste un petit problème pour que le fauteuil trouve sa place à l'étage, la porte du couloir du rez-de-chaussée n'est pas assez large pour le laisser passer. Le maire décide de le laisser dans le couloir en attendant le spécialiste qui saura démonter l'appareil sans faire de casse...!

  

Avant de quitter ce centre de soins, j'aperçois toujours dans le couloir la table d'auscultation apportée en avril 2011. J'interroge l'infirmière en présence du maire pour connaître la raison. Elle me répond qu'elle va s'en occuper rapidement et la mettre en salle de pansements. Je lui affirme que si ce matériel est à la même place lors de mon prochain passage cela signifiera de sa non utilisation et par conséquent je la reprendrai pour l'offrir ailleurs. Mes 2 interlocuteurs s'aperçoivent que je ne suis pas du tout content de cette constatation...!!!

- Vendredi 30 : Il continue de neiger........

  

Ma destination s'appelle COAS où le maire et son 1er adjoint m'ont donné rendez-vous. J'offre pour les personnes handicapées des fauteuils roulants, des déambulateurs, des paires de cannes anglaises, des chaises percées, des couches pour adulte et un carton de masques stériles pour le dispensaire.

  

- Samedi 31 mars : Le maire de SISESTI n'a pas souhaité répondre à mes différents mails de Donation, je suis obligé de donner les paquets de couches pour adultes à l'Association Udatoriu de SURDESTI qui sera dorénavant notre partenaire. Avec mon ami Gavril COSTIN, nous décidons ce samedi d'aller visiter tous les malades et de leur distribuer nous-même les "pampers". 4 villages seront visités ( CETATELE, SURDESTI, NEGREIA, BONTAIENI)

  

- Dimanche 1er avril : Nous continuons notre distribution à domicile ( PLOPIS et SISESTI )

  

Pendant ces 2 jours nous avons vu une quarantaine de malades (amputés, tétraplégiques, Alzheimer, Parkinson) souvent seuls et enfermés dans leur maison. Nous avons été au cœur des problèmes sanitaires et de l'isolement de ces personnes. Nous avons pu constater, même si c'était douloureux, le manque de matériel orthopédique (chaises percées, déambulateurs, fauteuils roulants). Notre prochaine action sera axée sur ces besoins spécifiques, que les services sociaux de la commune ignorent complétement......

Au même titre que le maire se moque totalement du fourgon de pompiers qui est "stationné" ,pour ne pas écrire délaissé, dans la cour d'une ferme, sans abri, sans garage, sans protection contre le froid. Ce véhicule utilise le gas-oil comme carburant qui gèle très rapidement, en cas d'incendie il devient inefficace.

- Lundi 2 : Le maire de BAIA SPRIEa souhaité me rencontrer, en présence du directeur administratif de l'hôpital de sa ville, du chirurgien de médecins et de son 1er adjoint il m'informe que le gouvernement roumain veut privatiser la santé et fermer des établissements hospitaliers, dont le sien. Il ne veut pas entendre parler de cette décision et est farouchement déterminé à conserver, pour les administrés ce lieu ouvert et.....opérationnel.

  

Seulement l'endroit a très mal vieilli et il faut non seulement le repeindre mais aussi l'équiper entièrement et assez rapidement. A ce jour nous considérons qu'il n' y a que des murs....

  



Ainsi nous avons visité les locaux, en commençant par la maternité :

  

puis la salle d’opérations :

  

les postes d’oxygène muraux :

  

la salle des soins :

  

la salle de stérilisation :

  

et divers ..... :

  

Le maire m'a confirmé son immense désir de voir un jour cet endroit sauver des vies et demande notre aide.

Sa sollicitation peut être prise en considération, mais plusieurs problèmes jaillissent :

- Le transport. - Le stockage . - Les dons en matériels et peinture.

Avec le fourgon de l'association il faudra 5 ans pour tout amener dans le Maramures et vu l'importance de l'objectif et surtout la rapidité de la mise en place. Il va falloir réfléchir sur un plan élaboré et s'activer tous azimuts pour réussir cette entreprise. J'ai déjà des idées........ Gardons l'espoir !!

- Mardi 3 : Le fourgon a une fuite importante de gas-oil alors direction Baia Mare pour soigner l'engin. Le diagnostique n'est pas fameux. Il faudra sans doute - d'après le concessionnaire Mercedes - changer la pompe d'alimentation. Voilà des frais qui n'étaient pas prévus...!!! L'après-midi interview avec les journalistes du quotidien Graiul Maramuresului. Le journal le plus lu dans la région.

- Mercredi 4 : Baia Mare immobilisation et réparation du fourgon. Après avoir longuement discuté avec Le "Technicien" qui accepte , à contre coeur, de changer seulement le joint, mais sans rien garantir quant à la suite..... A ce jour tout est ok......

- Jeudi 5 : 2 réunions sont prévues, l'une avec le maire de COPALNIC MANASTUR, l'autre avec son homologue de GROSII TIBLESULUI. Je leur signale que la prochaine action de cette année verra des dons de couches pour adultes essentiellement, car j'en ai récupéré beaucoup qui sont stockés dans 2 endroits, donc il est obligatoire que je m'en débarrasse. Bien sûr je les rassure , leurs demandes seront aussi examinées et que le matériel souhaité serait transporté.

- Vendredi 6 : A la préfecture de Baia Mare une cérémonie d'investiture se déroule à 10 heures (9 heures GMT) en l'honneur de la nouvelle sous-préfète. Je prends mon temps, car les discours officiels - surtout dans une langue que l'on ne maîtrise pas ou mal - deviennent longs et quelque peu pénibles. Par contre ce que j'ignore, c'est que le préfet et le président de région m'attendent en compagnie de quelques maires, car ils ont organisé une conférence de presse avec la télévision et des journalistes de la presse écrite. Alors quand tranquillement j'arrive tout ce beau monde me saute dessus. Bien évidemment je ne comprends rien, c'est plus tard que je réalise. En fait mon ami Gavril avait été ,à de nombreuses reprises, questionné téléphoniquement pour savoir où je me trouvais. Seulement il était à Baia Mare et moi sur la route...... Beau quiproquo... Tout est rentré dans l'ordre. J'ai donné mes interviews. J'ai fait la connaissance de madame la sous-préfète et nous avons bu , à cette occasion, une coupe de vin pétillant. Que du bonheur !!!

- Samedi 7 : Départ de Surdesti, routes toujours aussi ravageuses. Je donne ici les conditions atmosphériques pour tout le voyage retour. ROUMANIE : EPAIS BROUILLARD ET FORTE PLUIE.

Frontière : rien à signaler.

HONGRIE : PLUIE ET VENT .

AUTRICHE : PLUIE - arrêt pour la nuit à Saint Pölten 60 km après VIENNE.

- Dimanche 8 : PÂQUES.

AUTRICHE ET BAVIERE : NEIGE. - arrêt pour la nuit à Reilingen en ALLEMAGNE.

- Lundi 9 : Pas de circulation de poids lourds sur les autoroutes, une chance !!

ALLEMAGNE ET FRANCE : PLUIE ET VENT FORTS.

SUPER RETOUR A FORT BLOQUE, mais tout s'est bien passé et c'est le principal.

LES OBJECTIFS pour le prochain déplacement caritatif sont connus et ont été mentionnés ci-dessus.

LES REGRETS :

- l'attitude du maire de SISESTI.

- l'impossibilité matérielle de ne plus pouvoir prendre en charge les diabétiques. J'ai vu ces malades, qui pour la plupart ont beaucoup changé, vieilli et leur visage est devenu lisse, terreux, bouffi. Ils m'implorent de les aider, mais que puis-je faire, je me sens terriblement démuni. Je rappellerai ma correspondante, généreuse et attentive, du laboratoire ROCHE...... Espérons..!!

dimanche 23 octobre 2011

KIWANIS FRANCE - MONACO

A l'aimable invitation du KIWANIS CLUB SAINT-LOUIS REGIO ALSACE, je me suis rendu; le 20 octobre 2011 à Saint Louis pour une conférence humanitaire sur les actions menées en Roumanie depuis juillet 1991 par S.P.R.E..

L'accueil a été chaleureux, grande hospitalité de gens de Cœur regroupés au sein d'une association ayant comme but " SERVIR LES ENFANTS DU MONDE ".

Après une première réunion avec le conseil d’administration où il a été nécessaire - et souhaité - de mettre en avant quelques conseils de prudence prodigués et acceptés par celui-ci et en adéquation avec mon expérience , modeste, mais reconnue contre le combat de la misère en Roumanie. Un mode opératoire stricte a été envisagé.

A savoir et sans entrer dans les détails (car il appartient au KIWANIS) que seul ce club est donneur d'ordres.

Nous nous sommes rendus ensuite auprès des adhérents (une quarantaine inscrit) afin de leur livrer les récits de 20 ans d'un humanitaire dans le Maramures, appuyés par des cartes épinglées au mur afin que l'auditoire visualise nos lieux d'interventions.

A la fin de mon exposé caritatif diverses questions m'ont été soumises, les réponses apportées étaient cohérentes et semblaient même être rassurantes. Il évident que lorsque l'on envisage fermement un projet, le fait d'avoir un référant peut être , et sans doute, une raison de s'engager et sur du long terme.

J'ai invité le Conseil d'administration à (re)prendre contact rapidement avec le prêtre qui a déjà fait construire le gros œuvre avec des bénévoles (à l' abandon désormais par un manque d'argent cruel et assassin de la part du gouvernement Roumain, qui se désintéresse complètement et comme habitude du devenir des orphelins) afin que les travaux de finitions intérieures démarrent.

Je signale qu'une délégation du KIWANIS s'est rendue sur place en mars dernier et a pu constater l'importance vitale, impérieuse de poursuivre les travaux.

J'ai pleinement confiance dans ce projet, tant j'ai eu face à moi des personnes pertinentes, réfléchies, jusqu’au-boutistes, déterminées. Une fois achevé ce centre de RADAUTI (BUCOVINE) abritera entre 350 et 400 orphelins, qui seront suivis, qui recevront des soins, une éducation scolaire et surtout de l'Amour de la part de Gens d’Église. (prêtre et sœurs).



Une fois de plus le site de l'association instruit avec rigueur a servi et je suis fier de cette transparence car il a attiré des Hommes de bonne volonté à être au côté de ceux qui pensent que la misère, l'injustice, la maladie, ne doivent être ni jugées, ni graduées mais seulement combattues dans tous les pays du monde avec force et détermination.

Essayer c'est bien Réussir c'est mieux !!!!

A la fin de cette soirée KIWANIS CLUB SAINT - LOUIS REGIO a remis un chèque à notre association, ce pourquoi nous lui adressons nos plus vifs remerciements et lui renouvelons la certitude de notre présence à leur côté pour que leur noble projet devienne réalité.

A mes amis (es)...!!

  

KIWANIS FRANCE - MONACO magazine n° 162 ( février-mars 2012)

INTERNATIONAL - ROUMANIE - SERVIR LES ENFANTS DU MONDE

Saint-Louis Regio s’engage en faveur d’un orphelinat

En corollaire de Théâtra 2011, le Club de Saint-Louis a invité Loïc Thétio, président fondateur de l’association « Solidarité Ploemeuroumanie ». Son activité prinicipale a pour but de multiplier les missions humanitaires en Roumanie : aides médico-sanitaires, alimentaires et échanges socioculturels. Et développer des actions de solidarité (amélioration des conditions de vie). Pour l’année 2011-2012 et dans le cadre de ses actions sociales, le nouveau bureau du club Saint-Louis-Regio souhaite venir en aide à un orphelinat en Roumanie. Cet orphelinat est en construction et se trouve à Radauti dans la région de La Bucovine. Une fois achevé, ce centre abritera entre 350 et 400 orphelins qui seront suivis, recevront des soins, une éducation scolaire et surtout de l’amour de la part de gens d’Église (prêtres et soeurs).

Fort de ses vingt ans d’expérience dans le nord-ouest de la Roumanie (Maramures), Loïc Thétio a su sensibiliser et captiver son auditoire pour mieux l’informer de la manière de procéder dans ce pays. Il ne faut surtout pas sous-estimer le rôle extrêmement important de l’ambassade de Roumanie en France. C’est le rouage « sécurité » pour tous projets envisagés.

Gonflés à bloc et réconfortés par les propos de Loïc Thétio, les Kiwaniens ludoviciens vont passer sous peu à la prochaine étape de leur projet : la réalisation de travaux dans deux modules de cet orphelinat. Auparavant, un voyage en Roumanie organisé pour tous les membres du club permettra à chacun de se faire une idée plus précise de l’engagement souhaité.

Le Kiwanis-Saint-Louis adresse ses plus chaleureux remerciements et sa profonde gratitude à Loïc Thétio de lui avoir permis de passer une excellente soirée.

André VERMOT

lundi 10 octobre 2011

ACTION HUMANITAIRE DU 16 SEPTEMBRE AU 04 OCTOBRE 2011.

Vendredi 16 septembre : Départ aux aurores. Le tapis de bitume glisse sous les roues du fourgon. Le temps sécoule et après un voyage banal, je fais halte le soir à Frankenthal en Allemagne.

Samedi 17 : Je quitte, très tôt, cette ville de Rhénanie-Palatinat afin de me diriger vers l'autoroute. Hélàs la bretelle m'y conduisant est fermée et une déviation m'invite à la suivre. Commence alors un vrai parcours du combattant. Le décor : Il fait nuit. Aucune indication pour me montrer le chemin à suivre. Vu l'heure, personne dans les rues à qui demander un renseignement. Mon GPS TOM TOM ne fonctionne pas. Tout pour commencer un voyage dans un climat détendu...!!! Après plusieurs kilomètres qui m'ont paru une véritable "chasse aux trésors d'autoroute" que j'aperçois au loin sur ma gauche. Visiblement je reviens vers la France....!!!! Après une bonne heure de recherches je lis un panneau qui m'annonce une bretelle autoroutière, sans autre précision. Deux choix je prends la bonne sortie et tout est super. Je me trompe de sens et tout est à refaire. Bilan 1heure trente de perdue. Je suis dans la bonne direction. Belle journée, soleil. Quand même un contrôle de gendarmerie avant de quitter le sol autrichien !!. Ce qui est normal et pas surprenant du tout. Rien à signaler, alors je reprends mon périple. Le soir je m'arrête après Budapest dans un hôtel situé par malheur au bord de l'autoroute....!!!!

Dimanche 18 : Après un très sérieux et copieux petit déjeuner, je reprends le volant. Il fait toujours aussi beau. Il n'y a personne sur cette autoroute. Je flâne. Je ne suis pas pressé. La fin de l'autoroute est proche et les travaux pour l'achever sont déjà bien entamés. Problème c'est qu'elle part en direction de ....l'Ukraine . Mais lorsqu'elle sera finie elle me rapprochera de la frontière roumaine et devra m'éviter 40 kilomètres de routes très dangereuses. Je m'arrête à Petea afin que les policiers hongrois et roumains contrôlent, furtivement, mon passeport et regardent le contenu du fourgon. Devant l'ampleur des "paquets" j'ouvre et je ferme aussi rapidement les portes arrières. Les fonctionnaires semblent satisfaits de ce qu'ils ont très vite aperçu... Je traverse Satu Mare en direction du Nord. La route est très acceptable dans cette région. Dès lors que j'aborde le Maramures, la chaussée est défoncée. Il y a des travaux partout. Des trous n'ont signalé. Les bas côtés éventrés sans panneau de délimitation de la route. Ce calvaire va durer jusqu'à Surdeti et même bien plus haut dans la montagne, en direction de Sighet. Ce dernier tronçon est sans nulle doute le plus pénible et c'est peu dire. J'arrive vers 16 h 30 chez mes amis à Surdesti bien heureux, car il faut signaler qu'à cette époque de l'année la nuit tombe vite. Nous sommes contents de nous revoir. Il fait encore chaud et nous décidons de nous désaltérer sur la terrasse. Au cours de notre discussion nous entendons des craquements. Gobi me dit que cela doit être quelqu'un qui abat un arbre dans la forêt. Je lui fais remarquer que je n'ai entendu aucun coups de hache ou scie thermique. Cette précision le fait alors sursauter de sa chaise et il gravit un petit promontoire et de cet endroit il peut voir assez loin et il me dit qu'il y a un incendie dans le village. Nous prenons la voiture et nous nous dirigeons vers le lieu du sinistre. Beaucoup de curieux ont déjà pris place pour regarder des flammes assez hautes et qui consument une construction neuve (vraisemblablement un court circuit). Les pompiers militaires de Baia Mare (distance 25 km avec une chaussée défoncée) arrivés les premiers sont à pied d’œuvre, un autre camion de cette caserne arrive peu de temps après en renfort. Je vois alors, chose incroyable le maire de Sisesti qui est là en spectateur. Je me précipite vers lui et lui demande où est le fourgon de pompiers de sa localité ? Où est son équipe de volontaires ?? 15 minutes après alors que l'incendie est quasiment éteint arrive , toute sirène hurlante, le fourgon de la mairie de Sisesti avec un seul et unique volontaire à bord. R I D I C U L E.

POUR MEMOIRE :

- Ce véhicule de lutte contres les incendies, entièrement équipé, a été offert en avril 2007, le maire (le même qu'aujourd'hui) de Sisesti s'était engagé :

- 1 : Construire un local pour remiser l'engin, à cause des hivers très rigoureux.

- 2 : Faire des vestiaires pour les vêtements de sécurité.

- 3 : Constituer des équipes de volontaires disponibles.

- 4 : Répertorier des réserves en eau pour refaire le plein des citernes.

RIEN DE TOUT CELA N'EXISTE A CE JOUR l'irresponsabilité de cet élu étant inacceptable une protestation officielle sera faite auprès du directeur du service incendie lors de la prochaine réunion avec lui.

Le remplissage des citernes s'effectue grâce à UN HYDRAN installé à ses frais chez Gavril COSTIN.

   

Lundi 19_ inventaire du matériel rangé dans le fourgon pour savoir si il n' pas trop souffert du mauvais été de la route. Tout semble en bon état. Nous distribuons à un homme qui a fait 2 A.V.C. une canne trépieds, une chaise percée et une orthèse fixe pour son avant bras et sa main gauche, paralysés, dont les doigts se recroquevillent dans la paume et lui procurent des souffrances très fortes et insupportables.

   

Mardi 20: Mairie de SISESTI, distribution de couches, boîtes de gants à usage unique, déambulateurs, de cannes "anglaises" de chaises percées. Les chaises roulantes n'étant pas accessibles, nous décidons avec le seul vice-maire présent sur place, de les entreposer chez Gobi. Un fourgon-bushttp://asso.ploemeuroumanie.free.fr/ecrire/images/bt_ins.png de la municipalité viendra rapidement les chercher. 8 jours après les fauteuils étaient toujours à la même place personne n'étant venu les récupérer. Une famille est venu en prendre un pour un de leurs voisins paralysés. Nous avons parlé avec le chauffeur du bus qui nous a appris que personne ne lui avait ordonné d'aller chercher ces appareils.

A NOTER que seuls le maire et son adjoint ne se montrent pas à la hauteur de leurs responsabilités. Ne s'investissent absolument pas. Je précise que durant mon séjour pas une seule fois l'élu n'a cherche à me contacter. Il n'y a qu'à SIESTI que je rencontre cette désinvolture. C'EST DÉSESPÉRANT..!

  

Mercredi 21 : Mairie de COPALNIC MANASTUR, les mêmes matériels ci-dessus énumérés ont été offerts, plus 2 cartons de vêtements pour bébés et enfants jusqu'à 3 ans. Une belle équipe était là pour m'aider, le maire en tête (comme d'habitude)...!!

  

Après vérifications du nombre exact de chaque article, nous avons compté encore une fois pour s'assurer qu'il ne manquait rien. Cela peu paraître dérisoire mais pensons à une personne handicapée qui attend .....!!! Chaque don est une lueur d'espoir. Pour obtenir un fauteuil roulant l'attente est de 4 ans environ et à quel prix....!!!!

  

Il faut préciser que les maires de CERNESTI, VIMA, DUMBRAVITA et SACALASENI avaient sollicité leur homologue de Copalnic Manastur qui m'a transmis le souhait de recevoir des matériels orthopédiques . Pouvons-nous vraiment refuser ces demandes ? Surtout en avant-nous le droit ?

  

Jeudi 22 la journée est plus calme car j'ai juste une interview, à Baia Mare avec un journaliste de Graiul Maramuresului.

Vendredi 23 : Mairie de Baia Sprie qui reçoit des fauteuils roulants coques conforts et des déambulateurs. La maison pour personnes âgées de cette localité est désormais dotée de 14 fauteuils GRATUITS et en un temps très court car il s'agit de 5 mois.

  

Samedi 24: Distributions de couches pour adultes, boîtes de bandelettes pour les diabétiques, sets de soins pour les ulcéreux à Magureni.

Dimanche 25 : R E P O S à contempler un beau coucher de soleil.

  

Lundi 26: Mairie de GROSII TIBLESULUI où nous laissons les mêmes " cadeaux " qu'à Copalnic Manastur.

  

Mardi 27: Mairie de SAPANTA__ qui possède un dispensaire duquel la doctoresse a eu la grande intelligence de laisser la clé sous la porte pour partir travailler à l'étranger .....en Bretagne !!Avec le maire nous avions envisagé d'équiper cet endroit, car outre le manque de soins aux villageois, l'infirmière avait aussi été mise à la porte et ne travaillait plus. Nous avons donné de très nombreux outillages (pinces, marteau reflex, paires de ciseaux, boîtes à pansements, bandes, aiguilles, 1 poupinel, 1 audiomètre, tensiomètre, négatoscope, échelle d'évaluation de la vue, bassins, gants usage unique etc...) mais aussi du mobilier ( armoire pour médicaments, guéridon pour ranger les instruments, table bureau avec chaise et tabouret, ordinateur portable, poubelle etc....). Bien sûr une grande joie a envahi les gens présents, qui se demandaient si tout ça était bien pour eux. Ma réponse positive les a rassuré et j'ai même précisé qu'il pourrait y en avoir d'autres à venir....

  

A peine le matériel et autres déposés dans le couloir que déjà Toader Husar s’affairait autour pour le montage, pour une simple et triste de raison c'est qu'il n'y a pas d'outils (pinces, tenailles, ) un autre ouvrier est venu chercher un tournevis ....!!! La toise qui a été offerte en avril dernier tient, au mûr avec un clou....Pauvre, pauvre....

  

Nous continuerons nos efforts pour ce centre de soins et essaierons d'être performant.

J'ai vu le maire absent au moment de la "livraison" et il m' apprend qu'un MÉDECIN ACCEPTE DE VENIR TRAVAILLER A SAPANTA. Quelle belle et grande nouvelle, car cela veut dire que l'infirmière va retrouver son travail et que les malades (petits, grands, jeunes, vieux) vont recevoir des soins. Enfin de compte c'est nécessaire de ++SE BATTRE POUR LES AUTRES.

Toujours dans la même journée, je rends visite au maire de CAMPULUNG LA TISA, il me confirme tout le bonheur de posséder un camion de pompiers pour sa commune et qui a déjà fait ses preuves d'efficacité et sauvé de la ruine un bâtiment en flammes. Ce genre de phrase est vraiment réconfortant et me fait oublier d'autres.......

Je rencontre également le Docteur Vasile BODNAR, directeur de l'hôpital de Sighet et demande de l'aide car il manque cruellement de tout. Il m'a écrit un mail et à la lecture de celui-ci effectivement il y a un énorme besoin de tout. Dont acte.

Mercredi 28: Réunion ( à sa demande) à 13 heures avec le Directeur des Services Incendie du Maramures à Baia Mare. A l'heure dite je me présente à la caserne et là le fonctionnaire de garde m'apprend que son "patron" n'est pas là, mais qu'il devrait revenir vers les 15 heures. Étant donné que la sollicitation ne venait pas de ma part, je ne vois vraiment pas pour quelles raisons j'attendrais. Conscient des besoins des unités incendies dans ce département, je ferai un effort, un dernier essai de rencontre avant mon départ. EN TOUT ÉTAT DE CAUSE CE LOUPE, NON EXCUSE, EST UNE PERTE SÈCHE D'UNE JOURNÉE QUE J'AURAI PU EMPLOYER A AUTRE CHOSE .

Je retourne à la mairie de Copalnic Manastur pour y laisser une dizaine de paquets de couches pour adultes.

Jeudi 29: _Rendez-vous avec la directrice administrative de l'hôpital de pneumologie de Baia Mare pour l'acceptation d'un don de concentrateurs d’oxygène qui devraient être rétrocédés à notre association courant décembre 2011. Ce matériel est très attendu dans son service. Ce que je constate aussi. C'est un des projets pour avril 2012.

  

Vendredi 30: En passant à proximité de la caserne des pompiers j'aperçois le directeur dans la cour. Je décide donc de m'arrêter. Il me voit et me demande de l'attendre quelques minutes ( en fait pas loin d'une demi-heure ) puis il me fait monter dans son bureau. Il ne parle pas le français alors il téléphone pour avoir un interprète. Personne ne viendra .....Ambiance !!! Je comprends qu'il a besoin d'un véhicule d'incendie pour une ville de moyenne importance. Je lui explique que son homologue directorial du Morbihan a été muté et que je ne connais pas le colonel qui l'a remplacé. Il insiste cependant. Je ne peux rien lui dire de plus....!!!! En revanche je mets en avant ma protestation concernant le dilettantisme du maire de SISESTI et sa désinvolture à appréhender les secours pour une intervention d'urgence . Il prend note et me fait savoir qui le contactera. Comme c'est un homme extrêmement pressé je prends congé...!!!

Samedi 1er octobre : Je vide les derniers cartons de couches, car avec mon ami Gobi nous avons décidé de constituer chez lui cette réserve. Nous avons appris par des malades que , peut-être, les couches adultes confiées à la mairie de SISESTI (sic) ne seraient pas toutes données ???. Nous serons vigilants quant à la donation de ces produits.

Dimanche 02 : Départ. Le soleil est encore présent. Pas grande circulation. Frontière passée rapidement sans problème. Budapest est derrière moi. L'autoroute défile. J'entre en Autriche et quelques centaines de mètres plus loin devinez quoi ??? Gagné un contrôle de gendarmerie avec passage obligatoire sur la balance pour le fourgon et moi dedans bien sûr . Tout est en règle. Sacrés gendarmes autrichiens toujours là pour nous faire rigoler. Heureusement qu'ils existent pour casser la monotonie du voyage.

Lundi 03 et mardi 04 : Suite et fin du voyage et de cette énième action. Vers 17 h 00 je sens l'air de l' Atlantique.

CONCLUSIONS :

- Les demandes des mairies (plus de 6 nouvelles) sont grandissantes. Cela montre une fois encore qu'il ne faut pas être malade dans ce pays.

- Les hôpitaux ferment. Seules les grandes villes préfectures posséderont un centre hospitalier, mal équipé de plus.

- Nous continuerons à fournir les fauteuils roulants, chaises percées, déambulateurs ,cannes, couches pour les malades.

- Le centre de personnes âgées de BAIA SPRIE peut être considéré comme bien pourvu en appareils orthopédique roulant. Cette action là est désormais terminée.

- Il faut continuer à équiper le dispensaire de SAPANTA de manière à conserver le nouveau médecin.

- Pour ce qui est de l'aide pour l'hôpital de SIGHET, pour le moment je dois avouer que je n'ai pas d'idée, mais je ne laisse pas tomber la demande. - Le véhicule d'incendie n'est pas d'actualité. Les prochains déplacements sont déjà complets.

- J’attends des réponses pour les extracteurs d'oxygène, mais aussi pour un siège de dentiste complet et d'une chaise de "CLARK" pour un service d'ophtalmologie.

- J'ai des inquiétudes pour les diabétiques car d'après ce que ma dit mon interlocutrice du laboratoire ROCHE la plate forme qui gère les appareils, bandelettes et auto piqueurs va déménager et elle n'aura plus accès en raison de l'éloignement.

- En revanche aucun souci en ce qui concerne les couches pour adultes le Laboratoire HARTMANN y pourvoira.

- Prochains départs : mars/avril 2012 et septembre/octobre 2012.

vendredi 6 mai 2011

ACTION HUMANITAIRE DU 11 AVRIL AU 1ER MAI 2011.

- A FRANCOISE OLIVIER - COUPEAU.

- Nuit du dimanche au lundi 10/11 avril 2011, le maire de Campulung la Tisa et le chauffeur Toader HUSAR doivent arriver à RENNES vers 03h00 du matin. Je dois les récupérer. Je quitte mon domicile vers 01h30 pour un voyage d'une heure trente. J'arrive à la gare routière et je ne vois personne et je ne peux pas non plus me renseigner. Alors une longue attente commence remplie de questions "Est-ce qu'ils sont bien dans le car ? Y a-t-il eu des problèmes ? Enfin plein d'idées plus sombres les unes que les autres...!!! Puis vers 05h30 arrive le transport et mes compagnons sont dedans. Je peux enfin respirer, mais le voyage n'est pas encore fini car il me reste le retour à effectuer. Vers 07h15 nous arrivons à Fort Bloqué. Un repos bien mérité récompense cette douce nuit de villégiature.

- Mardi 12 en début d'après-midi nous partons à Vannes chercher le fourgon des pompiers afin de le ramener à Ploemeur. L'élu de Campulung la Tisa n'en croit pas ses yeux. Le cadeau est vraiment très, très, très beau..!!! Il est armé de pompes, d'échelles, de dévidoirs et de cartons remplis de vêtements de sécurité personnels pour les pompiers volontaires, ainsi que du matériel de et secours (bandes, mallettes pour trachéotomies et brancards).

       

-Mercredi 13 nous quittons la Bretagne vers 06h30 et prenons la direction de l'Est. Je dois surveiller mon compteur kilométrique car la consommation du véhicule de secours est relativement élevée. Ainsi tous les 350 km maximum nous sommes obligés de faire le plein. Je veux également éviter une panne sèche car s'agissant d'un moteur diesel, il faudrait basculer la cabine et réamorcer la pompe après avoir mis le contenu d'un jerrican dans le réservoir. Un temps précieux serait alors perdu, car le soir nous sommes attendus en Allemagne à Ludwigshafen, chez les pompiers, pour passer la nuit. Cette journée se déroule bien et nous atteignons l'objectif sans problème aucun. Sauf que nous sommes réveillés à 3 reprises pour des interventions et en plus il y a un super ronfleur avec nous.

-Jeudi 14, 04h15, avec Toader nous ne dormons plus et décidons de partir. Nous réveillons Valentin POP, petit déjeuner rapide et direction l'Autriche. Un inconvénient important est quand même à prendre en considération. Il fait encore nuit et je redouble de vigilance pour ne pas perdre le camion qui me suit. Nous atteignons l'autoroute et l'attention est toujours de mise tant que le jour ne se sera pas levé. Il arrive enfin le soleil et tout devient plus facile. Nous nous arrêtons à la dernière station avant l'Autriche pour remplir le réservoir et se dégourdir les jambes. Tout à coup 2 types sortent d'une grosse cylindrée et montre une carte de Polizei. Ils veulent effectuer un contrôle général des personnes et des véhicules. Je leur explique que nous sommes en action humanitaire en direction de la Roumanie et que le fourgon est un don pour une communauté, que tout est en règle. L'un deux me répond "OK, bonne route"!! Nous voilà repartis. L’Autriche est vite traversée -sans problème- Nous attaquons maintenant la Hongrie. L'autoroute nous amène facilement jusqu'à Budapest, franchie rapidement et après la capitale hongroise Valentin décide de rouler jusqu'en Roumanie sans arrêter. Refus net de ma part. Après quelques paroles qui montrent que continuer ne serait pas prudent, il se résout à interroger (car il parle couramment le hongrois) une personne à la station service qui nous indiquera un hôtel où passer la nuit et manger . Ce que nous trouvons au bout de quelques kilomètres. L'endroit nous plait. Le repas est bon et le sommeil bienvenu et surtout réparateur.

        

- Vendredi 15, après un sérieux petit déjeuner nous reprenons la dernière partie de notre itinéraire à 08h15. Pas la plus longue, mais incontestablement la plus pénible !!!! Le tapis autoroutier magyar nous fait glisser jusqu'à son terme sans fatigue aucune . Je vois aussi que sa continuité jusqu'à Matezsalka est en train de prendre forme et les travaux sont déjà bien avancés. C'est du bonheur pour l'avenir car la fin de l’autoroute se situera à une trentaine de kilomètres de la Roumanie. Mais avant il faut prendre des petites routes encombrées (camions, cars, engins agricoles) en tout une bonne heure et demie -minimum- pour rejoindre la frontière, qui s'ouvre enfin à nous. Les contrôles douaniers et de polices sont très rapides, voire inexistants.

       

Nous sortons de Satu Mare et je m'aperçois, hélas que l'hiver a été rude pour le macadam, car il a presque partout disparu. Il faut éviter les très nombreux trous . Le restant du trajet se fera à allure très réduite et les kilomètres à travers la montagne vont être franchis façon escargot !!! Nous arrivons enfin à Campulung la Tisa vers 16h30.

       

Je regarde l'Ukraine de l'autre côté de la Tisa qui est une rivière qui sépare les 2 pays. Le fourgon à l'arrêt attire de nombreux curieux. Je vois sur leur visage beaucoup de satisfaction, de joie de posséder un vrai engin de sécurité.

- Samedi 16 en matinée le maire de Sapanta a souhaiter une réunion, car il y a un gros problème. Le médecin qui travaillait au dispensaire de cette localité est partie en France travailler, plus exactement à Bain Sur Oust en Bretagne à la grande satisfaction de l'ancien maire du coin qui avait connu la Roumanie par le biais des O.V.R. (opérations villages roumains) et les médecins par la même. Ce monsieur m'a écrit pour me montrer sa liesse que je ne partage pas et surtout me solliciter pour que je ramène des affaires personnelles, ainsi que des meubles à ses nouveaux venus. En termes claires que je joue les déménageurs. Entre autre je lui ai fait savoir que le fait d'employer des médecins étrangers apportaient, peut-être, une solution passagère mais qu'à mon avis elle était un inconvénient majeur en Roumanie, car désormais il faut trouver un autre médecin (le dispensaire est actuellement fermé, le personnel soignant n'a plus de travail et les malades doivent aller à l'hôpital de Sighet pour se faire soigner). Tout cela connu effectivement c'est une grande victoire. RIDICULE.

- L'après-midi je consacre mon temps à l'inventaire des cartons de vêtements qui se trouvent dans le fourgon. Il y en a beaucoup (pulls,polaires,vestes et pantalons, sweat shirt, polos, tee shirt, chemises, ceinturons et parkas). Pendant l'essayage nous fournissons à chaque pompier volontaire tous ces articles en doubles. Il nous en reste encore beaucoup et nous les répartirons dans d'autres communes (lire par ailleurs__).

       

- Dimanche matin 17 avril l'entrée de la mairie arbore les drapeaux Européen, Roumain et Français.

       

C'est le jour de la cérémonie officielle de la remise du camion. pour la circonstance -exceptionnelle- Monsieur le maire a ceint son écharpe d'élu. Il accueille les hommes politiques (sénateurs, directeur du cabinet du préfet, d'autres maires,) mais aussi ecclésiastiques, de la sécurité incendie (directeur des pompiers de la région du Maramures, colonel et son staff de Sighet) et Gavril et Valy COSTIN, fidèles entre les fidèles. L'évènement est retransmis par la télévision , les journalistes de la presse écrite et radiophonique.

Après m'avoir remis le diplôme de Citoyen d'Honneur :

       
       

bénédiction et coupage du ruban,

       

démonstrations de l'équipe de pompiers volontaires,

       

la commune compte un véhicule roulant de plus. Et moi je me dis MISSION TERMINÉE POUR CE 7ème ENGIN

       

- merci au directeur départemental des Pompiers du Morbihan : Patrick SECARDIN et à l'équipe formidable qui a permis la réalisation de ce rêve : Yannick, Jean-Charles, Raphaël vous êtes super !!!Pardon si j'en oublie.

- Les cartons contenant les mallettes de trachéotomies, ainsi que les insufflateurs sont offerts au directeur des pompiers du Maramures pour les casernes de Baia Mare et de Sighet. En revanche je désire que tous les maires avec lesquels je travaille soit également dotés, en double, de ces appareils respiratoires et pour certains de brancards ( voir inventaire des mairies)

- Le soir je (re)pars vers Surdesti pour pouvoir un peu me reposer car les 2 semaines à venir vont être bien remplies......

- DONS AUX MAIRIES ET DISTRIBUTIONS :

- Lundi 18 Mairie de SISESTI :

- fauteuils roulants, déambulateurs, chaises percées, paquets de couches, insufflateurs, bandelettes et auto-piqueurs pour les diabétiques.

       

- L'après-midi avec Gavril nous nous rendons à l'hôpital de Borsa. Extérieurement il me paraît aussi délabré que les routes. A l'intérieur c'est la même vision, accompagnée d'odeurs plus suffocantes les unes , non identifiées, que les autres. Qu'une seule envie quitter cet endroit le plus vite possible pour reprendre une grande bouffée d'air. Nous visitons le service de Kinésithérapie en présence du responsable. Tous les appareils que je vois me paraissent très vieux, "à bout de souffle" et d'un autre âge. Il nous invite dans son bureau "couloir " pour nous demander si notre association ne pourrait pas l'aider?? Comme d'habitude nous prenons en compte cette supplique sans apporter de réponse. Il y a tout à changer dans ces locaux. Il nous montre aussi deux fenêtres complètes appuyées contre le mur en spécifiant que l'hôpital est en rénovation depuis longtemps. Ces châssis sont là depuis 2 ans et demi....!!!!

- Nous entrons dans un couloir, gris, sale, sombre et des chambres des malades sont de chaque côté. Lorsque nous pénétrons dans celle où est couché cet homme de Surdesti, nous constatons que cette pièce contient 8 lits et la vision des matelas indique un grand laisser aller. Pour rester dans le correct et le supportable !!. Les infirmières sont absentes et pour la sortie il faut les chercher. Nous les découvrons au bout de quelques minutes, l'étonnement est bilatéral. Elles sont 5 ou 6 dans une petite pièce non éclairée à siroter du café et à fumer . Notre intrusion semble les déranger hautement car leur réunion devait être de la plus grave importance. Nous récupérons notre malade et partons de cet endroit de soins qui n'en est plus un depuis longtemps. Au dehors je regarde les montagnes qui nous entourent et les sommets maculés, chargés, encore de neige. Quel contraste !! Allez 130 kilomètres de trous ou 3 heures de routes....!!!

- LA ROUMANIE MALADE DE SA SANTE :

- Le ministère de la santé Roumain décide de fermer des hôpitaux. Les personnels soignants se retrouvent au chômage. Les malades me direz-vous ?? Eh bien ! ils retournent chez eux dans leur famille. L'hiver (et ils sont très froids dans ce pays) le chauffage est coupé car les factures ne sont pas payées. Il y a des appels à la radio pour que des personnes apportent des couvertures. Il est fréquent alors de trouver deux "internés" dans le même lit tête-bêche. Lorsqu'il y a un peu de matériels spécifiques dans les services il n'y a pas ou plus de médecins, de chirurgiens pour les utiliser. Ils partent à l'étranger 'invités" par des maires inconscients . (lire plus haut.) Les assurances coûtent chers et ceux qui ont de l'argent peuvent se faire soigner à l'étranger. En biaisant encore, car il faut nécessairement obtenir la permission de quelques professeurs de médecines bucarestois avec tout ce que ça comporte comme subtilité....persuasive et convaincante !!!! Bon nombre de personnes politiques - au plus haut niveau - se sont faîtes opérer ailleurs. C'est tout dire.....!!!!

Comment peut-on ne pas aider les particuliers ??. 3 à 4 ans pour espérer obtenir un fauteuil roulant. Est-ce normal ce délai dans un pays qui fait partie de l' Union Européenne?. J'ai vraiment énormément de mal à comprendre le fonctionnement de l'administration en générale, à tous les étages... Alors il faut que je continue. TOUT SIMPLEMENT.

- Nous recherchons aussi un fauteuil complet de dentiste avec tout le matériel, compresseur, autoclave enfin tout un cabinet__ !!!

- mardi 19 Copalnic Manastur :

- mêmes matériels que ci-dessus + produits d'hygiène et 1 brancard, 12 shorts de sport neufs, vêtements individuels de sécurité pour les pompiers.

        

- l'après-midi à MAGURENI distribution de pansements absorbants pour les ulcéreux.

- Mercredi 20 BAIA SPRIE :

       

- Centre de repos pour personnes âgées : 10 fauteuils roulants "coques" grand confort, 1 négatoscope, 1 appareil purificateur électrique.

       

- vêtements individuels de sécurité par les pompiers, insufflateurs.

- Jeudi 21 SATU MARE :

-Réunion ( voulue et organisée aimablement par l'ambassade de Roumanie à PARIS ) avec le directeur des services incendies du Judet de Satu Mare en présence de son adjoint le Colonel Gheorghe DAN à qui je propose une collaboration avec les pompiers du Morbihan. Je transmets fidèlement le message du colonel P. SECARDIN directeur du S.D.I.S.. 56 dont le souhait est de développer ce genre d'échange entre professionnels, que je ne suis pas, en ayant bien soin d'indiquer que je ne suis qu'un trait d'union entre eux et que la suite leur appartient, ainsi que toutes les modalités...!!

- vendredi 22 GROSII TIBLESULUI :

- Mêmes matériels fournis dans les autres mairies. Complément de couches offert le mardi 26.

__ - Samedi 23 :

- Distribution bandelettes, auto piqueurs et appareils de mesure de la glycémie à Sisesti - Surdesti - Plopis - Cetatele - Negreia - Danesti - Bontanie. __ - Jeudi 28 SAPANTA :

- 1 brancard, insufflateurs, produits d'hygiène, 1 toise, 1 table de consultations et de gynécologie avec étriers.

       

- Il est absolument nécessaire, vital d'équiper le dispensaire ( actuellement fermé lire par ailleurs) car le maire pour proposer à un médecin la possibilité de venir travailler à SAPANTA doit lui offrir un lieu et un équipement qui soit le plus complet possible. Ceci est également un appel.

- Cette semaine a été très éprouvante car le fourgon devait être impérativement vide ( sauf en ce qui concerne les matériels pour Grossi Tiblesului et Sapanta) car un événement festif, original et exceptionnel se profile pour la prochaine semaine SURPRISE !!!!!.

__

- Dimanche 24 AEROPORT DE CLUJ NAPOCA :

- Le Bagad PLOEMEUR atterrit :

       

- Les festivités vont pouvoir commencer :

- Lundi 25 UDATORIU DE SURDESTI :

- Devant plus de 1500 spectateurs, médusés et silencieux le bagad commence à jouer.

        

-La foule commence à réagir. Après chaque morceaux se sont de grands applaudissements qui retentissent. Depuis le temps que je fréquente cette fête c'est vraiment la 1ére fois que je vois tous ces gens aussi respectueux vis-à-vis de notre musique.

        

- Il y a même des jeunes qui s'essaient à un Jabadao.

         

- Et ce n'est pas fini car :

- Mardi 26 à GROSII TIBLESULUI__ :

- Nouveau concert, les spectateurs sont toujours aussi attentifs :

       

- et les danseurs esquissent une farandole :

       

- avant de se retrouver tous ensemble :

       

- Mercredi 27 à COPALNIC MANASTUR :

- Re-concert avec le groupe de Preluca Veche :

       

- et nous :

       

- Et enfin le Jeudi 28 à SAPANTA

       :

- pour finir avec la Ronde des Enfants :

       

- Et une dernière photo souvenir :

      

- Partout où le bagad s'est produit, la délégation Française que nous étions a été reçue officiellement. Les drapeaux nationaux et européen paraient les lieux des spectacles. Les maires, ainsi que leurs équipes ont su nous montrer à quel point notre visite était forte et significative pour eux. Ils ont été disponibles, fraternels et accueillants qu'il serait hasardeux de vouloir établir un parallèle avec d'autres élus....!!! Eux ils savent et font honneur à ceux qui viennent leur rendre visite. Merci aussi à tous les musiciens du bagad à qui, j'espère avoir apporter du plaisir et du bonheur...Merci pour votre présence ...!

        

mercredi 4 mai 2011

AIDE SOLLICITEE PAR LE KIWANIS D'ALSACE

Le mardi 29 mars 2011 à 08h15 du matin je reçois, sur mon portable, un message téléphonique l'expéditeur souhaite entrer en contact avec moi le plus rapidement possible. 08h25, nouvel appel, je prends la communication et mon interlocuteur se présente comme étant membre du bureau des KIWANIS de Saint Louis en Alsace. Il me dit que son association - à caractère non lucratif - souhaite s'impliquer dans des actions humanitaires en Roumanie et qu'elle pourrait sur du long terme (10 à 15 ans) injecter, dans des orphelinats, de l'argent afin de sauver des enfants des rues. Il m’apprend aussi que c'est par le site internet de l'association S.P.R.E. qu'il a découvert nos actions et que notre présence en Maramures était une référence et un gage de confiance . Bien sûr j'écoute cet homme avec beaucoup d'intérêt, mais des propositions concrètes pour cet objectif je n'en ai pas. Il me précise aussi que le mercredi 30 mars il y aura une réunion du conseil d'administration pour entériner une décision et qu'enfin le jeudi 31 mars au matin une délégation prendra un vol en direction de Bucarest et que le site à aider ne devrait pas être éloigné de plus de 140 km de la capitale roumaine!!!!! Il m'indique que je dispose de la journée pour chercher une orientation afin de la lui proposer. Panique !!!!

En rentrant à mon domicile, j'interromps toutes mes affaires en cours et je prends contact avec un ami à l'ambassade de Roumanie à Paris pour lui raconter l'aventure et surtout pour qu'il me livre quelques idées, si tant est qu'il en avait ne serait ce qu'une ??? Il est aussi dubitatif que moi !!!

Je raccroche le téléphone sans rien à me mettre de sérieux sous la dent !! Je rappelle mon correspondant alsacien en lui expliquant que la soudaineté de la demande me parait vraiment courte pour le satisfaire, mais que je continue quand même mes investigations.

Vers midi l'attaché d'ambassade me téléphone en me disant qu'il connaît un prêtre qui bâtit des maisons pour les orphelins dans le nord de la Roumanie en Bucovine. Qu'il est seulement épaulé gratuitement par les gens du village. Qu'il ne reçoit aucune subvention de l'état (que cela n'intéresse pas du tout !) et qu'actuellement tout est arrêté par manque de moyens. Il me donne aussi le site internet afin que je me fasse une première opinion de l'éventuel projet. Ce que je découvre sur le site est assez surprenant et effectivement les "blocs" sont construits et qu'ils ont aussi une toiture. C'est tout !!!

Je réfléchis rapidement et il faut que je trouve les mots exacts pour que mon interlocuteur du KIWANIS m'écoute et surtout que j'arrive à le convaincre, car si l'objectif noble d'aider des enfants doit se faire il faut impérativement finir ces constructions. Lorsqu'il me demande à quelle distance est la capitale et que je lui réponds 460 km. J'entends aussitôt "c'est trop loin!". Alors je l'invite à consulter le site et surtout j'appuie bien sur le fait qu'une fois terminé ce chantier pourra recevoir des enfants, leur donner à manger, les éduquer, les soigner, les faire dormir, les intégrer à la société, en insistant pour démontrer que sans eux les bâtiments érigés vont abriter tous les animaux du coin et surtout se délabrer très rapidement et que ce serait vraiment dommage de passer à côté d'une telle opportunité qui répond tout-à-fait à leur souhait. Je sens alors mon interlocuteur un peu moins catégorique dans son jugement et il me dit "J'appelle tout de suite le président et je vous recontacte".

14h30, coup de téléphone le président du KIWANIS ne ferme pas l'idée que je propose et décide de se rendre le vendredi sur place pour constater les besoins.

Mardi après-midi vers 15h00 reprise de paroles avec l'ambassade afin d'organiser le déplacement qui le relaie auprès du futur "bénéficiaire" qui met en place un protocole d'accueil, comprenant les visites, repas et accompagnements. Ce montage me revient puis est présenté en Alsace, qui l'accepte.

Jeudi midi départ en avion de la délégation française. Vendredi visite des lieux. Samedi décollage de Bucarest.

CONCLUSIONS :

- La délégation est enthousiasmée.

- Le projet est accepté définitivement dans son ensemble.

- La reprise des travaux est ordonnée.

- Une équipe quittera la France le 15 mai 2011 pour suivre le chantier.

- L'investissement se fera jusqu'au terme du chantier.

- Tous les équipements sanitaires, ameublements et informatiques seront pris en charge intégralement.

- L'objectif final est le suivant : Entre 350 et 400 enfants des rues (orphelins) des 4 départements de Bucovine auront un toit et ne seront plus seuls.

Voilà ce qu'est une journée ordinaire d'un humanitaire

Les six objectifs de Kiwanis International

Assurer la primauté des valeurs humaines et spirituelles sur les valeurs matérielles.

Encourager l'application quotidienne de la Règle d'or dans toutes les relations humaines.

Promouvoir l'adoption et l'application d'une haute déontologie dans la vie sociale et professionnelle et dans les affaires.

Propager, par le précepte et par l'exemple, la notion de service envers les autres, d'une façon réfléchie, active et efficace.

Procurer à travers le club un moyen pratique de créer des amitiés durables, rendre des services altruistes et construire des communautés meilleures.

Contribuer à créer et à maintenir chez les hommes une saine conception de la vie et un noble idéalisme susceptibles de stimuler l'honnêteté, la justice, le patriotisme et la bonne volonté.

Règle d'or :

« Comporte-toi envers les autres comme tu voudrais que les autres se comportent envers toi.»

lundi 11 octobre 2010

ACTION HUMANITAIRE DU 16 SEPTEMBRE AU 4 OCTOBRE 2010

SEPTEMBRE - OCTOBRE 2010.

- Jeudi 16 septembre :

Départ, tôt, comme d'habitude direction l'Est, avec le fourgon " Plein à craquer". Pas de problème particulier.



- Vendredi 17 septembre :

Soir arrêt à la frontière hongroise, à Hegyeshalom, à l'hôtel CSARDA, 1ère arnaque : ( C'est presque une coutume ) au niveau des prix de la chambre. Une pancarte indique 15 euros, une seconde 20 euros et enfin la nuitée vous coûte 25 euros. Aucun prix n'est affiché nulle part. La chambre est toute petite et sent la fumée de cigarette. La moquette est sale et tachée. Les prises électriques sortent du mûr. Plein de moisissure sur les parois de la douche et les carrelages qui se décollent. Sans omettre le tapage nocturne énorme de la télévision et des voisins. Si vous allez par là évitez ABSOLUMENT cet établissement. HOTEL SCARDA à HEGYESHALOM.

- Samedi 18 septembre :

Je suis content de quitter "cet havre de repos" . Je traverse rapidement ce pays et j'arrive à PETEA (ville frontalière) située en Roumanie. J'y suis attendu par Simion ARDELEAN , le maire de HOMORODE, car je craignais quelques contrôles tatillons de la part des fonctionnaires en poste suite aux renvois des Roms (appelés Tsiganes dans leur pays). Mais non !! tout se passe bien et je peux continuer le chemin .

- Le dispensaire de HOMORODE reçoit : (voir aussi avril 2010)- 1 électrocardiographe, des boîtes d'électrodes à pontet et des ramettes de papier graphique. Cet ensemble est utilisable immédiatement après installation.

- J'arrive le soir à SURDESTI, chez mes correspondants Gavril et Valy COSTIN.

- Dimanche 19 septembre :

- réservé à une récupération légitime.

- Lundi 20 septembre :

- Mairie de SISESTI réunion ( sur notre demande) afin que le maire établisse un programme cohérent de distributions des matériels pour :

- les diabétiques ( en raison de la petite dotation reçue de boîtes de bandelettes pour tester la glycémie, il a été décidé de ne servir QUE les insulinodépendants).

- les handicapés ( amputés, paralysés, grabataires et incontinents) couches et fauteuils roulants.

- BAIA MARE divers matériels orthopédiques sont offerts à la femme fortement handicapée de naissance et à la charge totale de ses parents. (voir avril 2010).

- Mardi 21 septembre :

- Mairie de COPALNIC MANASTUR, perçoit des tableaux muraux pour les salles de classe

et

- Des déambulateurs, des chaises percées, des paires de cannes, des paquets de couches pour adultes, des bassins rénaux et " pistolets pissoires".

 

- Mercredi 22 septembre :

AVANT

- Ecole de PLOPIS se meuble de 10 pupitres doubles et de tableaux pour les classes.

( A noter que cet établissement scolaire est actuellement en cours de rénovation. ENFIN !!!!).

Pour cette occasion les enfants ont revêtu leurs "habits du dimanche" et m'offrent des fleurs.

APRES

- Jeudi 23 septembre :

- Mairie de SAPANTA :

- Fauteuil roulant.

- Ecole : tableau mural.

- Dispensaire : pèse-bébé, 6 cartons de consommable sanitaire (gaze, sparadrap, masques, sets stériles, petits champs opératoires, etc....) Le maire m'emmène voir le fourgon des pompiers offert en avril dernier. Il a été équipé entièrement et fait la fierté du coin. Il a combattu 4 incendies et sauvé 2 maisons. Les soldats du feu volontaires, équipés, sont désormais autonomes et rapides sur les interventions. En revanche je suis étonné par la vétusté du dispensaire et de l'école. Nous verrons ce qu'il sera possible de faire......

- Visite surprise au maire de CAMPULUNG LA TISA, qui désire recevoir un fourgon pompe tonne, car il a été victime d'un incendie il a tout perdu (même un enfant) et il nourrit une véritable psychose vis-à-vis du feu et veut protéger ses administrés. Difficile de ne pas l'écouter. Je lui explique que sa demande doit être formulée et appuyée par le Directeur des Pompiers de Baia Mare (Voir plus bas).

- Vendredi 24 septembre :

- Mairie de COAS :

- L'école se voit offrir des petites chaises et des matelas pour la maternelle, ainsi que des tableaux pour les salles de classe.

- Samedi 25 septembre :

- Journée technique car avec Gobi nous vérifions et procédons aux montages de tout ce qui est orthopédique ( lit électrique, fauteuils roulants, tables sur roulettes, paires de cannes) car tout cela et pour économiser de la place dans le fourgon a été démonté, mais, surtout, répertorié.

- Dimanche 26 septembre :

-Mairie de GROSII TIBLESULUI, JOURNEE DES DACES (Peuple d'Europe Centrale - 101 à 107 ap. JC - correspond à la Roumanie actuelle) en présence des autorités locales, départementales , religieuses, civiles et militaires je me vois décerner , à ma grande surprise, le diplôme de Citoyen d'honneur de cette commune. Les journalistes de télévision et de la presse écrite vont retransmettre ce moment.

- Rapidement dans l'après-midi nous nous sommes rendus au terrain des sports où avait lieu une rencontre de football entre l'équipe locale , dont les joueurs arboraient les maillots donnés en septembre 2009, et celle de Copalnic Manastur.

- DOBRIC, nous apportons à notre ami Théo (voir septembre octobre 2009) un lit électrique, une table sur roulette et un siège en plastique spécial baignoire. Cela va contribuer à ce qu'il se sente un peu moins prisonnier de son grand handicap.

- MAGURENI donnons des pansements absorbants et stériles à une dame atteinte d'ulcères très profonds. Elle avait été soignée par nos deux élèves infirmières l'année dernière.

- Lundi 27 septembre :

- BAIA MARE , réunions avec :

- Le nouveau colonel des pompiers, Monsieur POP Ioan, de cette ville à qui nous transmettons le souhait d'une collaboration avec ses homologues du Morbihan. Au contraire du colonel DICAN il ne semble pas montrer un enthousiasme extraordinaire concernant cette idée.

(En revanche il semblerait que les autorités de SATU MARE serait tout-à-fait prête à saisir cette opportunité avec grand plaisir et honneur. A VOIR.)

- Le préfet de la Région du Maramures, Monsieur POCOL , qui m'a déjà prié de bien vouloir fournir un "autre fourgon contre les incendies".

- Et le maire de CAMPULUNG LA TISA.

En fait ces trois rencontres n'ont qu'un seul et unique but : celui de me demander d'intercéder en leur faveur auprès du directeur du service incendie et secours du Morbihan pour que la ville de CAMPULUNG se voit doter d'un matériel de lutte contre les feux.

Des courriers de ces autorités m'ont été confiés pour être adressés au colonel du 56 dans les jours prochain pour suite à donner. TRAITE : le 10.10.10

- Mardi 28 septembre :

- Mairie de SISESTI, distributions des bandelettes, appareils pour les diabétiques insulino- dépendants. Beaucoup de malades repartent tristes car l'espérance de ma venue les laisse maintenant dans la crainte . Je ne peux malheureusement que compatir à leur détresse et j'en suis vraiment navré...!!!

- des paquets de couches pour adultes et fauteuils roulants d'après la liste dressée par le maire. Il semble quand même qu'il en a oublié un certain nombre. L'équipe sociale municipale n'a sans doute pas été assez curieuse sur ce sujet...... Mais cela ne m'étonne pas, cette mairie qui est la plus aidée, depuis de longues années est la seule avec laquelle il n'y a que des soucis. Le sujet m'énerve et c'est à chaque fois la même fuite en avant du maire et de son adjoint, les seuls qui ne s'impliquent pas....!!! Nous pensons surtout aux malades avant tout. Les soigner est notre seul objectif.

- Mercredi 29 septembre :

- BAIA MARE Interview avec les journalistes de la presse écrite.

- Rencontre avec la directrice de l'hôpital de pneumologie de la ville qui souhaite recevoir des concentrateurs d'oxygène. (un courrier a été adressé, déjà, à la société qui nous avait fourni ces appareils - attente de réponse-) Les malades profitent ainsi à leur domicile d'une autonomie respiratoire. Le protocole de soins est ainsi plus léger à supporter .

- Les maladies respiratoires (tuberculose, silicose, pneumonie etc) sont en nette progression et les contrôles pour les endiguer sont presque impossibles à réaliser du fait des migrations des malades ou tout simplement des lieux de non droit où les services médicaux ne peuvent pas aller.

- Réunion avec le maire de SAPANTA à qui j'ai montré une photo sur laquelle on peut voir de très nombreux pupitres stockés avant destruction et qui proviennent des écoles lorientaises. Il me fait savoir qu'il peut avec un poids lourd - qui transporte des meubles en FRANCE, qui repart à vide - venir charger tout ce matériel scolaire. Reste seulement à trouver une date. Les services compétents de la ville de Lorient ont été avisés de cet attention et feront le nécessaire pour conserver, encore, ces pupitres.

- Jeudi 30 septembre :

- Mairie de GROSII TIBLESULUI :

- déambulateurs, chaises percées, paire de cannes, paquets de couches pour adultes et paires de chaussures pour enfants.

- Mairie de BAIA SPRIE, réunion avec le maire et son adjoint pour aides 2011.

- Vendredi 1er octobre :

Jour du départ, retardé car une équipe de télévision désire me consacrer une émission.

Dans la matinée je quitte mes amis du Maramures pour le retour en France qui s'effectuera sur 3 jours et comme à l'aller aucun problème n'est à signaler.

- CONCLUSIONS et OBJECTIFS AVRIL 2011 :

- Nous avons mené cette nouvelle action avec succès, même si nous avons eu a déplorer le manque de produits pour les diabétiques, la non dotation complète en fauteuils roulants pour les handicapés . L'ensemble des demandes des mairies ont été satisfaites et honorées, parfois nous sommes allés par des initiatives personnelles au-delà de leurs souhaits.

- Nous nous apercevons que le système sanitaire est toujours le même. Les malades sont bien souvent esseulés, abandonnés, isolés. Il faut savoir quand même que pour obtenir un fauteuil roulant en Roumanie l'attente est de presque 4 ans, quand le dossier est solidement "ficelé". Avec S.P.R.E. le délai est de quelques mois, seulement. De même pour les cannes, les déambulateurs et les chaises percées.

- Le prix d'une couche est l'équivalent d' 1 euro et les bandelettes de glycémie correspond à 50 euro la boîte.

- La pension de retraite est à peu près 100 euros/mois. Le salaire moyen entre 250 et 350 euros/mois. Au mois de juin dernier le gouvernement a décidé de baisser ces rentrées d'argent de l'ordre de 15 à 25% pour tous. De très nombreuses manifestations se font jour dans le pays. Même la police est en grève. Le prix de l'essence est de 1,10 €/litre. La TVA a bondi de 19,60% à plus de 24%. Se soigner, c'est du luxe. Manger , s'habiller, payer son loyer, éventuellement ses crédits rend la vie des Roumains extrêmement difficile. Plusieurs m'ont confié que c'était mieux à l'époque de CEAUCESCU, mais il n'y avait pas grand chose à acheter, ni la liberté de sortir du pays. Maintenant les magasins (hyper, super marchés qui fleurissent) sont bien achalandés mais les gens ne peuvent pas acheter par manque d'argent. Par contre ils peuvent quitter leur territoire, mais pour aller où et il faut remplir les réservoirs des voitures. L'argent donné par l'U.E. n'arrive pas ou est mal redistribué. Dans de telles conditions ne soyons pas étonnés de l'arrivée de gens qui pensent qu'ailleurs c'est toujours mieux que dans son propre pays....!!!!

- les étudiants qui sortent diplômes des facultés ou des universités ne trouvent pas de travail. Le taux de chômage est supérieur à 8,5% de la population. La vie est devenue très précaire et de plus en plus difficile.

Avril 2011 :

- Dotations en fauteuils roulants de l'hôpital de personnes âgées et handicapées situés à Baia Sprie.

- Dotations de matériels pour l'hôpital de pneumologie de Baia Mare;

- Vêtements de sécurité pour les pompiers volontaires de Copalnic Manastur, Baia Sprie et Campulung la Tisa, peut-être un fourgon de lutte contre les incendies pour cette dernière communauté .

- Produits d'hygiène (biodégradable) pour les écoles, dispensaires et hôpitaux.

- Couches pour adultes et nous espérons pouvoir fournir le nécessaire vital aux diabétiques.

vendredi 16 avril 2010

ACTION HUMANITAIRE DU 25 MARS AU 11 AVRIL 2010.

- Le mardi 23 mars nous avons reçu à notre domicile Messieurs Ioan Gregore TURDA, maire de SAPANTA et Toader HUSAR, qui conduira le fourgon jusqu'à sa destination finale en Roumanie : la ville de SAPANTA qui abrite plusieurs monuments classés au patrimoine mondial de l'UNESCO (Cimetière Joyeux, Monastère de PERI) mais aussi des forêts qui hébergent une faune et une flore également et cette biodiversité est protégée. Cette commune est séparée de l'UKRAINE par une rivière qui s'appelle TISA et qui est donc la frontière naturelle entre ces 2 pays

- Le mercredi 24 nous nous dirigeons vers VANNES, afin de prendre livraison du camion de pompiers (le 6ème acheminé par nos soins), qui servira , bien sûr, à lutter contre les incendies, mais aussi à porter de l'eau aux bétails dans la montagne pendant la saison d'été qui est très chaude, voire caniculaire. Il peur servir, l'hiver pour dégager la neige. C'est donc un véhicule multi emplois.

     

- A l'intérieur nous découvrons 8 gros cartons remplis d'effets vestimentaires de sécurité (polos, chemises, T-shirt, pantalons, vestes, rangers etc...) - Le colonel Patrick SECARDIN directeur départemental des secours du Morbihan nous reçoit très amicalement. Je profite de cet instant pour réactualiser une demande de rapprochement avec leurs collègues professionnels roumains (lire plus bas : rendez-vous avec le colonel Petru DICAN).

- Le jeudi 25 mars nous prenons la route vers 6 heures du matin pour un voyage qui durera de 3 jours.

Nous traversons la France à 8o km/h, ce qui n'est pas du tout rapide. Parvenus à quelques kilomètres de Metz je m'aperçois que le camion ne me suit plus ??? Je reçois un appel téléphonique et le chauffeur m'avise qu'il y a une panne de..............carburant. Je demande alors de me préciser le lieu exact, que je repère sur une carte et ce n'est pas loin. Sauf que sur une autoroute "prêt" ne veut rien dire, car si nos gaillards sont effectivement à 8 kilomètres de moi pour les retrouver il faut reprendre l'autoroute en sens inverse et trouver une sortie pour revenir sur eux. Je fais 25 kilomètres avant d'en trouver une, plus 25 pour les retrouver = 50 km. Heureusement que dans le fourgon j'ai toujours un jerricane de 25 litres de gaz-oil en réserve. Nous les mettons dans le réservoir, mais le moteur refuse de démarrer, car les tuyaux sont pleins d'air et le combustible n'arrive pas...!!!! Je vais alors demander l'aide à un chauffeur routier qui se repose sur ce même parking et je lui explique le problème. Tout-de-suite il comprend la panne et le voilà transformé en "sauveur de la route". Après avoir basculé la cabine, il s'affaire autour des bouchons de vidange et nous remet l'engin en fonctionnement. Çà fait un plaisir immense que d'entendre à nouveau ronronner le moteur, mais nous avons perdu plus de 2 heures. Pour la suite je mettrai mon indicateur kilométrique à zéro afin de bien surveiller que pareille mésaventure ne nous submerge plus.

- Nous arrivons le soir à Ludwigshafen vers 23 heures à la caserne des pompiers, dont le responsable a gentiment mis à notre disposition des chambres pour la nuit. Nous sommes accueillis par mon ami Uwe WEIL, commissaire de police et membre de l'IPA - Rhénanie-Palatinat. Il nous emmène manger en ville et à cette heure en Allemagne il n'est pas facile de trouver un restaurant ouvert. Enfin nous trouvons quelque chose et après un gros dodo bien mérité. Quelle journée......

- Vendredi 26, toujours aux aurores nous quittons l' Allemagne, nous traversons l'Autriche pour arriver le soir en Hongrie à proximité de TATABANYA (40 km de la capitale hongroise) pour passer la nuit dans un hôtel qui jouxte l'autoroute. Bruit toute la nuit. Peu ou pas de sommeil et...

- le samedi 27 debout à 3 h 30 et départ de cet endroit infernal à 4h 15, nous passons BUDAPEST sans aucun problème et circulons désormais en direction de la ROUMANIE.

     

- Dans l'après-midi nous franchissons la frontière à PETEA. Heureux d'être, enfin, en terre roumaine, mais si le parcours n'est pas le plus long, il est incontestablement le plus rigoureux. Le revêtement des routes est défiguré par un hiver encore très rude et beaucoup de trous, à éviter, mettent à l'épreuve notre vigilance, mais aussi les véhicules et la vitesse est quasi tombée à zéro. Nous devons patienter quelque 100 km dans ces circonstances là pour parvenir à notre but. L'itinéraire qui serpente dans la montagne n'arrange rien à l'affaire. Vers 18 heures nous voilà à SAPANTA. L'opération accompagnement du véhicule de pompiers est pour moi achevée. Le tout se sera déroulé assez favorablement, malgré tout...! Mes compagnons de voyage, Gregore et Toader ont été très agréables.

- Dimanche 28, c'est le grand jour inaugural de la caserne où a été érigé un garage spécial pour ranger le véhicule de secours, avec vestiaire pour les tenues. Pour la circonstance le Président de Région du Maramures a fait le déplacement, accompagné du préfet, du sous-préfet, des députés, des sénateurs, de nombreux maires et directeurs et directrices de diverses administrations. 3 télévisons filment l'instant extraordinaire et des journalistes le relaieront dans leurs quotidiens. La population est venue avec des enfants en habit traditionnel et bien sûr Monsieur le POP d'obédience orthodoxe bénit l'ensemble.

     

Au cours de cette cérémonie le maire Monsieur TURDA, me remet le diplôme de Citoyen d'Honneur de la ville de SAPANTA et remercie l'ensemble de notre travail et surtout la persévérance, la patience dont nous avons fait preuve pour aboutir, en ce qui les concerne à cette donation précieuse.

     

Nous lui remettons ensuite les clés du fourgon ainsi que les papiers administratifs s'y afférents. MISSION ACCOMPLIE, du moins pour le camion.

     

- Lundi 29, matin, nous offrons un matelas gonflable, des couches pour adultes à une jeune femme de Baia Mare, totalement impotente suite à un accouchement complètement forcé et évidemment raté. Elle a 42 ans. Elle n'est pratiquement jamais sortie de l'appartement familial et ses parents qui commencent à être âgés sont désespérés et ne savent plus vers qui se tourner pour obtenir de l'aide. Surtout ils ne veulent pas se séparer de leur fille.

- L'après-midi rendez-vous avec le maire de Grosii Tiblesului .

Puis nous nous rendons à la mairie de BAIA SPRIE pour faire don de produits désinfectant, d'hygiène, ainsi que 2 appareils pour aseptiser les blocs opératoires ou salles de soins de l'hôpital municipal et du centre d'accueil pour personnes âgées et 5 cartons de consommable sanitaire.

- Le mardi 30 au début d'après-midi, nous allons apporter des sets de soins aux ulcéreux de Magureni

Après direction la mairie de Copalnic Manastur où nous allons décharger : du matériel informatique, des tableaux muraux, des boîtes de craies, des cartons de tubes de colle, des produits de hygiène, des blisters de papiers toilette pour les écoles.

     

- des fauteuils roulants, des paquets de couches pour adultes, des boites de gants à usage unique, des sets de soins pour ulcéreux , des appareils pour le contrôle de la glycémie, des auto-piqueurs et des bandelettes sont laissés pour les malades. Sans oublier un gros carton de vêtements neufs pour bébés et enfants en bas âge.

     

- Et le salon de coiffure a été doté de cartons renfermant des produits professionnels et d'un fauteuil pour le moderniser (un peu)!!!

     

- Mercredi 31 matin nous avons rendez-vous avec le Colonel DICAN Petru, directeur départemental du Service Incendies et Secours du Maramures à qui nous rapportons les propos du Colonel SECARDIN de VANNES, qui propose un partenariat technique, de premier secours et divers pour des pompiers qui peuvent venir exécuter des stages en Bretagne. Le Colonel P. DICAN est absolument ravi de cette proposition et je l'invite à prendre contact avec son homologue breton. Les deux parties pourront ainsi mettre au point une procédure d'échanges. Notre association n'ayant aucune compétence en la matière se retire de cette objectif exclusivement professionnel.

Le diplôme d'Excellence de l'Inspection Pour les Situations d'Urgences du département du Maramures, m'est délivré avec la mention "Pour l'activité prodigieuse au soutien des pompiers du Maramures."

     

Les revues offertes par le colonel DICAN à son alter ego du Morbihan ont été confiées à la caserne de Vannes le 18 avril 2010, pour transmission.

-Ensuite, accompagné de mon fidèle Gavril COSTIN nous avons une entrevue avec la nouvelle direction de l'hôpital de pneumologie de BAIA MARE (l'ancienne ayant été complètement éclatée) afin de proposer des appareils d'aseptisation et d'oxygène. Les réponses que nous recevons nous semblent honnêtes et acceptables. Nous y reviendrons....!!

-Début d'après-midi, nous nous dirigeons vers Homorode de Mijloc où nous avons entrepris d'équiper le dispensaire depuis l'année dernière. Nous y laissons un cabinet dentaire complet (fauteuil, Unit central, crachoir,1 scialytique, 1 radio et des outillages à main très performants, ainsi que tous les carnets de montage appropriés).

      

Et qui remplacera d'une façon plus qu'avantageuse celui en exploitation actuellement. Sans compter que les patients des 3 villages n'auront plus à perdre une journée complète en déplacement à SATU MARE.

Pour ce don nous avons remarqué l'absence du chirurgien dentiste. Mais devrait-on s'en soucier plus que çà ??

     

- Jeudi 1er avril (ce n'est pas une blague) nous allons à l'hôpital de Târgu Lâpus et contactons la directrice qui avait reçu en avril-mai 2008 des appareils d'oxygène (notre crainte, à l'époque de l'inefficacité de la direction s'est , hélas vérifiée). Tous les concentrateurs étaient remisés dans une cave depuis le déchargement initial et n'a jamais été proposé à aucun patient. Nous lui indiquons notre souhait de les récupérer afin de les transférer à l'hôpital de pneumologie de Baia Mare qui nous a fait connaître son grand désir de les recevoir. Ce qui a été fait dans la journée. 24 heures après nous donnions, déjà les premiers aux malades atteints de problèmes respiratoires.

      

A noter que sur la photo ci-dessus je suis entouré par la Directrice Médicale et par la Directrice Administrative de l'hôpital de pneumologie de Baia Mare. C'est la première fois que je rencontre ces 2 personnes responsables de prendre des décisions. A ce sujet elles demandent à ce que nous les aidions à s'équiper en matériel d'oxygène qui fait cruellement défaut. Nous allons réfléchir pour l'avenir. Nous donnons 1 aéroaseptiseur et en promettons deux autres pour la prochaine mission 2010.

-Le soir rendez-vous avec les maires de Baia Sprie et Sapanta.

- Vendredi 2 : Rendez-vous avec le maire de Grosii Tiblesului, puis distribution de vêtements neufs pour bébés et enfants en bas âge à BERINTA. (notamment chez la jeune femme qui est seule avec ses 2 petits garçons, dont le plus jeune est complètement handicapé ).

- Samedi 3, dimanche 4 et lundi 5 nous respectons la Pâques Orthodoxe qui invite à " ne rien faire". Ce repos forcé n'arrange pas le déroulement des actions à mener dans les villages...!!!!

- Mardi 6, le travail reprend et c'est vers la Mairie de SISESTI, que nous nous dirigeons. Nous sommes , impatiemment attendus, par les diabétiques - toujours aussi nombreux - dans la salle j'explique que je connais quelques difficultés d'approvisionnement en bandelettes car le laboratoire ROCHE, change sa conception du matériel et consommables et ma crainte de ne pouvoir donner à tout le monde ne rassure réellement personne. Nous parvenons quand même à "jongler" avec ce que nous possédons et les malades repartent satisfaits, mais plein d'interrogation pour la prochaine distribution. Des paquets de couches pour adultes et des boîtes de gants à usage unique sont également offerts.

- Mercredi 7, le matin nous partons voir et vérifier que les façades de l'école de Lapus ont bien été repeintes avec la peinture apportées en juin-juillet 2008. Sur place nous constatons les travaux et nous sommes obligés de nous rendre compte que toutes les écoles bénéficiaires utilisent les mêmes colorants.

     

En descendant de la colline où est implanté l'école "Rose" nous apercevons une vielle femme qui garde un petit troupeau de moutons tout en filant la laine sur sa quenouille. Cet instant privilégié et bucolique montre la Roumanie rurale que nous aimons tant et qui est authentique.

     

-L'après-midi nous empruntons la direction de Grosii Tiblesului, la mairie reçoit des couches pour adultes, gants à usage unique, fauteuil roulant , un gros cartons rempli de vêtements pour enfants.

     

et 2 tableaux muraux :

     

-Le jeudi 8 est consacré à divers rendez-vous à Baia Mare avec des journalistes du journal Graiul Maramuresului, puis une rencontre avec l'International Police Association dont les membres désirent faire évoluer leurs échanges aussi bien avec la France , qu'avec l'Allemagne sous oublier la Belgique. Ils soulignent également les excellentes relations qu'ils entretiennent avec moi et se félicitent de la pérennité de celles-ci.

- Les vendredi 9, samedi 10 et dimanche 11 serviront au voyage retour, pour parvenir dans l'après-midi au domicile.

RESUME :

Cette nouvelle action a été menée avec succès.

Il y a toujours des demandes d'attentions particulières en direction des malades (que nous maîtrisons assez bien) mais jusqu'à quand ? .

Les besoins sont toujours très importants, vitaux. J'ai signalé plus haut l'immobilisme de certains.....

Nous espérons pouvoir aider l'hôpital de pneumologie de Baia Mare.

Continuer à équiper le dispensaire de Homorode afin qu'il soit complètement autonome.

L'emploi du temps et la disponibilité sur place sont quasi permanents.

Les contrôles des biens mis en confiance auprès des institutions sanitaires, généralement, sont essentiels et très importants. Ils permettent de réorganiser un placement adéquat et intelligent quant à leur utilisation aux bénéfices des malades en souffrance. Nous avons pu nous en apercevoir plus haut...!!!

Alors nous reprenons le "bâton de pèlerin" et oublions cette mission pour se consacrer entièrement à la future en septembre-octobre 2010.

Au domaine des satisfactions:

Nous accordons notre confiance aux maires, directeurs des communes susmentionnées et constatons le travail fait par eux avec beaucoup de sérieux, d'application et de sens de la responsabilité. Nous sommes très fiers de les avoir pour amis, sans omettre de citer Gavril et Valeria COSTIN, fidèles à la cause depuis juillet 1991.

lundi 1 mars 2010

Cérémonie Officielle de remise de décoration de l'Ordre National du Mérite.

Le 26 février 2010, Monsieur François PHILIZOT, préfet du Morbihan a remis dans le salon d'honneur , les insignes de Chevalier de l’ordre national du Mérite à Monsieur Loïc THETIO, au titre de la 1ère promotion du bénévolat associatif.

      

La promotion du Bénévolat associatif, souhaitée par le Président de la République et mise en place depuis le 15 novembre 2008 a pour vocation de reconnaître et de récompenser les mérites, distinguées des personnes qui accomplissent un bénévolat associatif prioritairement dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’action sociale et l’action humanitaire.

Président fondateur de l’association humanitaire Solidarité PloemeuRoumanie , Monsieur L. THETIO a été décoré en reconnaissance de son travail et de son très grand dévouement depuis plus de vingt ans, au profit des pays de l’ancien bloc de l’Est.

Monsieur Loïc THETIO était entouré de sa famille, d'amis, ainsi que des diplomates de l'ambassade de Roumanie en FRANCE . Une délégation d'amis Roumains a effectuée spécialement le déplacement en Bretagne.

Les membres de l'association Solidarité PloemeuRoumaniE et des présidents de diverses associations du Morbihan assistaient également à la cérémonie .

dimanche 11 octobre 2009

STAGE ET ACTION HUMANITAIRE SEPTEMBRE - OCTOBRE 2009

SEPTEMBRE - OCTOBRE 2009.

Du 24 septembre au 10 octobre 2009, une nouvelle réalisation caritative est à mettre au compte de S.P.R.E.. Elle s'est déroulée comme suit :

Les conditions climatiques et routières étaient au maximum du satisfaisant, aussi rien de plus ne peut être dit à ce sujet.

-Le 24 au soir, à PARIS, rencontre avec l'ancien Président de la République Monsieur V. GISCARD D'ESTAING à qui j'ai rapporté le travail fourni par notre association à la Roumanie, ce depuis longtemps. Celui-ci nous a félicités et encouragés à poursuivre notre vocation en précisant que la France avait été toujours présente au côté de ce pays frère. Il m'a indiqué que pendant ses hautes fonctions présidentielles il avait eu à mener des interventions auprès du pouvoir de l'époque et que toutes avaient connues des fins positives.

  

-Arrivée le samedi 26 à SURDESTI, sans problème...!!!

-Dimanche 27, à BAIA MARE, nous récupérons Lucie FAVROU et Céline GENESO (les 2 élèves infirmières de l'école de Poitiers) qui, après un voyage de 33 heures semblent en forme.

-Lundi 28, accompagné des deux stagiaires, direction l'Hôpital de BAIA MARE, où la présidente des Infirmières -Madame TOTOREAN - et l'adjointe au chef de service de pédiatrie - Docteur POPA - nous attendent. L'accueil est chaleureux, présentations en règle, puis visite des services. Le soir Lucie et Céline, nous confierons leur étonnement et leur plaisir de cette première journée découverte, ainsi que de la chaleur humaine, confraternelle, qui leur a été réservée.

 

L'après-midi, j'ai déjà deux rencontres avec des journalistes locaux qui m'interrogeront sur cette nouvelle action pour "faire un papier". Après distributions de couches et de paires de chaussettes de contention.

- Mardi 29, réunion à la mairie de FARCASA, qui souhaite que des apprentis Français en électricité viennent faire des stages en entreprises dans cette localité.

- Mercredi 30, distribution de consommables de soins pour les ulcéreux à MAGURENI.

-Nous faisons la connaissance de Théo habitant DOBRIC, qui suite à un accident de la route voilà plus de 13 ans est paralysé des membres inférieurs. Il possède un fauteuil roulant, qui n'en est plus un depuis longtemps et nous le changeons contre un neuf qui présente, quand même, beaucoup plus de confort que son "antiquité". Nous lui laissons aussi une chaise percée "Montauban". Sa maman, en pleurs, nous remercie chaleureusement.

 

-Sans suit, une nouvelle réunion municipale. Cette fois-ci c'est GROSII TIBLESULUI qui nous reçoit. Nous déchargeons les 15 cartons de produits divers de santé, consommables et matériels pour le dispensaire (le détail serait trop long à écrire), le fauteuil roulant (neuf), 3 déambulateurs (neufs), 12 paires chaussures neuves (enfants et adultes), couches pour adultes, 3 équipements de football (chasubles,2 ballons et paires de chaussettes).

 

-Jeudi 1er octobre, à MAGURENI nos 2 auxiliaires de santé prodiguent ,à domicile, des soins et des conseils auprès des ulcéreux, qui sont très étonnés de cette attention particulière et qui confiants se laissent soigner.

-Direction COPALNIC MANASTUR, où nous offrons les mêmes choses qu'à Grosii Tiblesului, appareils et nécessaires pour les diabétiques et en plus il y a les cahiers, trousses, équerres, gommes, crayons de couleur et stylos qui ont été offerts par les collégiens du CES St JEAN de GUIDEL

 

-Vendredi 2, ce sont 2 fauteuils roulants, non pliables et des accessoires qui sont laissés à l'hôpital psychiatrique de BAIA MARE. La directrice de cet établissement sollicite notre aide pour le futur, car son établissement ne semble pas être trop doté de ce genre de matériel.

-C'est ensuite le centre hospitalier de Baia Mare, qui se voit offrir 28 cartons de produits divers, consommables de soins et matériels divers.

 

Les services bénéficiaires sont : la chirurgie, l'urologie, soins et pansements, d'orthopédie (atèles),

de maternité (10 petits lits coques, transparents avec matelas et un meuble-table à langer y prennent place).

 
 

et de pédiatrie ( pèse-bébé neuf et fauteuils roulants enfants)

Bien sûr je n'oublie pas que du 28 septembre au 24 octobre se déroule le stage de nos étudiantes françaises.

-(NB : je ne fais pas non plus ici, l'inventaire des cartons cela serait trop long et fastidieux.....!!).

-Nous visitons rapidement notre petit copain de CARBUNARI et lui donnons un fauteuil roulant pour enfant. Mieux adapté pour ses déplacements à l'intérieur de la maison.

-Samedi 3 Réunions avec :

- le maire de CERNESTI, qui reçoit 2 jeux de maillots de foot*, 1 ballon neuf*, 1 déambulateur neuf, appareils et nécessaires pour les diabétiques, couches pour adultes.

- le maire de BAIA SPRIE, même dotation que ci-dessus, des produits d'hygiène sanitaire et de désinfection sont destinés à l'hôpital de cette ville.

- Un malade grabataire (amputé) de TIRGU LAPUS perçoit un fauteuil roulant (neuf) et des couches.

- Des nouveaux soins à domicile sont donnés par Lucie et Céline à Magureni.

 

- Le maire de COPALNIC MANASTUR, nous attend pour nous faire visiter la bibliothèque. (Il souhaite que 10 ordinateurs habillent cet endroit, afin que les élèves ou mêmes les particuliers puissent venir y travailler.) et l'école toute fraîchement repeinte grâce à la peinture offerte par l'association (octobre 2008.)

- Distribution de matériel pour les diabétiques.



Nous nous rendons ensuite à BERINTA (village administré par Copalnic)nous visitons aussi l'école (grand volume!!) le maire nous conduit vers une petite maison, vieille, délabrée et pourtant habitée. Là, une jeune femme nous attend. Elle a dans ses bras son fils de 4, 5, 6 ans ou plus, qui est entièrement paralysé. Qui ne peut même pas se tenir assis. C'est au prix d'un énorme effort qu'elle pose dans l'herbe ce petit corps mort. Seuls les yeux de l'enfant semblent nous regarder, mais nous voient-ils vraiment??? Nous donnons un fauteuil roulant pour enfant sur lequel il faudra mettre un système qui empêchera le petit de tomber au sol. Je suis, une nouvelle fois, mis en face de cette réalité atroce où des personnes isolées, pauvres, complètement délaissées par le Pouvoir Central . Ici il est parfaitement clair que ce cas n'intéresse véritablement PERSONNE. Et combien sont-ils dans ces conditions dans ce pays ?

- Sachez qu'un retraité ayant cotisé à la caisse de maladie toute sa vie, ne peut recevoir gratuitement, comme prévu, des médicaments et soins. Malgré une très maigre pension et lorsque la maladie frappe il sera OBLIGE de payer. Pensez une seule seconde à notre action désintéressée auprès de tous les malades de cette région et l'espoir qu'elle représente.....!!!!

QUI POURRAIT CROIRE QUE NOUS AURIONS LA LÂCHETÉ DE LES ABANDONNER A LEUR SORT ???

- Dimanche 4, le silence méprisant du maire de SISESTI (non réponse à notre LETTRE DE DONATION) nous oblige, dans l'intérêt des malades à demander aux prêtres leur assistance afin de nous procurer une salle afin que les distributions des appareils de contrôles de la glycémie, ainsi que les bandelettes et auto-piqueurs confiés par le Laboratoire ROCHE soient remplies,couches pour adultes données aussi, de même qu'à SISESTI.

Assistés des infirmières et de mon fidèle ami Gavril COSTIN, notre mission est accomplie à l'école de CETATELE pour les diabétiques des villages de PLOPIS - CETATELE et de SURDESTI.

et à SISESTI, pour ceux de NEGREIA - DANESTI - BONTANEI et SISESTI.

- Réunions avec :

-le maire de COAS qui recevra le Lundi 15, les articles identiques à ceux des 2 autres mairies précitées**. Nous visitons le village en sa compagnie plus celle de la directrice de l'école (186 élèves).

-Elle voudrait équiper la maternelle avec des petites chaises et des petites tables et nous le fait savoir gentiment.

- le maire de SAPANTA, dont le village se verra offrir en avril 2010, un camion de lutte contre les incendies destiné aux pompiers volontaires locaux.

- N'oublions pas que outre les hectares de forêts qui abritent une biodiversité importante reconnue et classée au patrimoine mondiale de l'UNESCO, le "Cimetière Joyeux" est lui aussi référencé auprès de cet organisme.

- Mardi 6, nous retournons voir l'enfant de BERINTA, car j'ai été extrêmement et profondément touché par les efforts énormes, permanents de sa maman et de l'amour qu'elle lui porte. Cette femme qui souffre arbore un très beau sourire à notre encontre. Je crois qu'il faudra avoir un suivi sérieux et durable avec eux.

- L'après-midi, 2 cartons de produits dentaires prennent la direction du cabinet de stomatologie du dispensaire de COAS. Le maire me précise que le dentiste avec ce don, procédera tous les mardis des mois d'octobre et de novembre à des examens dentaires gratuits sur TOUS LES ENFANTS DU VILLAGE.

- Réunion avec la médecin du dispensaire de CHECHIS qui sollicite un échographe pour ses patients.

- Les 7, 8 et 9 octobre sont réservés au voyage retour, rien de particulier n'est à signaler.

CONCLUSIONS :

- Certainement cette nouvelle action est pleinement réussie.

- 17 villes et villages ont pu bénéficier des actions de S.P.R.E.

- Lucie et Céline remplissent admirablement leurs tâches. Elles sont ,déjà, professionnelles, assidues, ponctuelles, curieuses, émerveillées, disponibles, affables. Un vrai plaisir de les voir évoluer de la sorte. On ne peut que s'enorgueillir de posséder ce genre de jeunes femmes dans le domaine de la santé en France....!!!!

- Il y a encore beaucoup de travail à réaliser dans le Maramures et il est loin d'être fini, hélas....!!!

- C'est BUCAREST qui est dans l'Union Européenne pas la ROUMANIE, du moins pas encore ....!!!!!!!

- Impressions de Lucie et Céline sur la découverte de la Roumanie.




- SOMMAIRE

I) Le système de santé

a)La prise en charge globale du patient

b) Hygiène

c) Particularités

II) La vie quotidienne

a) coutumes

b)mœurs

INTRODUCTION

- Nous avons effectué ce troisième de stage de deuxième année dans les Maramures, région de Roumanie. Cette expérience a été pour nous riche en découvertes et très formative Ainsi, au cours de ce stage, nous avons été confronté à un système de soin évidemment différent du notre tant pas la prise en charge globale du patient ,que par l‘hygiène et bien d’autres aspects. En parallèle, nous avons découvert de nouveau modes de vie, coutumes et mœurs. C’est pourquoi nous tenons à ce jour à partager notre expérience.

I) Le système de santé

A) La prise en charge globale du patient

Dans un premier temps nous souhaitons aborder la prise en charge globale du patient car en effet cela nous semble être un point essentiel à aborder.

Nous avons pu observer que, en ce qui concerne l’accueil du patient au sein du service, l’accent est mis plus sur l’aspect médical que social. Le recueil de données tel que température, poids,taille… est similaire voir même plus affiné qu’en France. En outre le recueil de données concernant la vie sociale de la personne (profession, lieu de vie, prise en charge financière…) est quant à lui moins complet.

En pédiatrie, les mères ne sont pas invitées dans le soin apporté aux enfants comme pour la réassurance de L’enfant. En effet elles restent maintenues à l’écart et reçoivent très peu d’information quant à la pathologie de leur enfant et sur les suites données à la prise en charge. Cependant nous avons pu observer qu’elles sont sollicitées pour les gestes quotidiens au près de leur enfant et donc leur autonomie conservé ( bain de l’enfant, alimentation, change et même ménage de la chambre à leur départ).

D’autre part, du point de vue de la prise en charge psychologique du patient, nous avons pu observer au cours de ce mois que cette dernière tenait une faible place dans le soin infirmier. Par exemple, la prise en charge de la douleur est quasi innexistante. En effet, dans le service de chirurgie générale, il n’y avait pas d’attentions particulières prêtées à la douleur ressentie par les patients( pas d’échelle d’évalutaion de la douleur…).Les patients quant à eux,expriment très peu leur douleur(peu de plaintes);par exemple en jour 1 post-opératoire(laparotomie), seuls des antalgiques de pallier 1 sont prescrits.

Malgré la bonne volonté des soignants, le manque de formation et de matériel ne permettent pas une prise en charge idéale des patients.

Pour une prise de sang il n’y avait ni tubes ni tulipes ni même d’aiguilles adaptées. Les services sont dépourvus de gants, les soignants sont donc contraints d’utiliser une même paire de gants pour 6 à 7 patients.

Nous avons pu faire part à l’équipe du fait qu’en France nous utilisions une paire de gant par soin et par patient. Cela a pu susciter un débat au sein de l’équipe et notamment avec la cadre. Au cours de cette discussion nous avons pu nous rendre compte que l’acheminement du matériel et sa disponibilité posaient de gros problèmes au niveau de l’hôpital. Lorsque nous étions en stage , il y a eu un appel du ministère de la santé annonçant aux infirmières qu’elles ne pourraient être payé pendant deux semaines par manque de moyens financiers.

Cette situation a soulevé beaucoup d’interrogations sur notre façon d’aborder le matériel en France notamment sur le gaspillage fait dans les services.

Ce manque de matériel, en plus d’influer sur la prise en charge du patient et les conditions de travail des soignants influe énormément sur l’hygiène au niveau des services.

B) Hygiène

L’exemple le plus frappant mettant en jeu le manque de matériel et l’hygiène fut pour nous le lavage de mains. Rarement ou mal pratiqué, il est témoin d’un manque de moyens évident. En effet, la serviette qui sert à se sécher les mains reste près du lavabo durant plusieurs jours, tout comme la savonnette. Même si l’on veut se laver les mains, est-ce réellement efficace ? Nous avons pu nous rendre compte qu’ils avaient connaissance de ce que pouvait être la solution hydro-alcoolique bien que celle-ci, trop chère ne peut être utilisée. Une chose en particulier nous a marqué, lors des pansements un haricot était utilisé comme poubelle au lit du patient. Ce même haricot était vidé dans une autre poubelle se trouvant sur le chariot et réutilisé comme tel pour le patient suivant. Par contre nous avons pu observer que l’entretien des locaux était effectué en continu tout au long de la journée dans les couloirs et chambres des patients.Seulement celui-ci était un simple lavage à l’eau voir au savon, aucun détergent ni désinfectant n’étaient employés. Globalement, l’état des bâtiments était assez vétuste ( murs qui s’effritent,sols gondolants, couloirs sombres,...) Nous avons eu la chance de pouvoir assister à deux opérations différentes dans deux salles de blocs différentes. Aucunes des deux salles n’étaient équipées de portes, entrainant un va et vient perpétuel du personnel... A part cela, nous avons trouvé beaucoup de règles d’hygiène communes à la France. Tous ces différents éléments n’ont fait qu’ alimenter nos interrogations : est-ce un manque de formation et d’informations en ce qui concerne les germes manuportés ? Un manque de moyens financiers ? Ou autre chose que nous n’aurions pas perçu ? Malgré notre maigre expérience, nous avons pu constater qu’en chirurgie, un grand nombre de personnes étaient infectées. Bien que le système français soit très onéreux et même parfois dans l’excès il reste plus efficace en ce qui concerne la prévention des risques septiques.



c) particularités

Au cours de notre stage quelques particularités nous ont interpelé. Par exemple, au moment des repas, une aide soignante passe dans les couloirs du service avec une clochette afin d’annoncer le service. Ce petit aspect folklorique nous a séduit! Autre chose amusante, surement du à notre jeune âge, sont “ les dames de l’ascenseur”. Dans les 6 ascenseurs disponibles, travaillaient des femmes qui appuyaient sur les boutons afin de nous conduire à l’étage désiré. En effet les ascenseurs étaient anciens et ne disposaient pas de portes automatiques. Dans l’organisation du travail nous avons aussi observé des différences. Chaque infirmière avait un rôle très précis dans le service comme en France il y a quelques années: une infirmière panseuse, une autre se chargeant de tout ce qui était administratif et enfin la dernière qui s’occupait de l’administration des traitements.

Quelque chose qui nous a beaucoup marqué et fait réfléchir sont les mesures de sécurités mises en place au sein de l’hôpital. Les vols d’enfants étant très nombreux en Roumanie, chaque entrée dans l’hôpital doit être justifié soit par une carte montrant que l’on est soignant soit en attestant bien du fait que l’on soit un membre de la famille visitant. Ensuite, dans les services de pédiatrie et de maternité les mesures de sécurité sont drastiques. Tout le service est fermé aux visiteurs par des portes avec des codes. Même les pères n’y sont pas admis, le seul point de rencontre existant étant dans le couloirs entre les services. De plus, les mères ne peuvent pas quitter le service ne serait-ce que pour aller acheter quelque chose au rez-de-chaussée; cela engendrant souvent des abandons d’enfant a plus ou moins long terme surtout si la mère a déjà d’autre enfants en bas âge ou que l’hospitalisation est longue.

Toutes ces mesures ont bien sur des conséquences sur les enfants eux-même. Nous avons vu deux enfants orphelins qui, avec des réactions opposées, souffraient d’un mal-être évident. La première petite fille d’environ 3 ans passait son temps à hurler et personne ne pouvait la calmer. Elle semblait effrayée et réclamait sa mère à longueur de journée. Mais l’autre petite fille, quant à elle, était au contraire renfermée sur elle-même et ne parlait pas. Ses yeux étaient inexpressifs; après un cours que nous avons eu sur l’autisme, une intervenante racontait “l’hospitalisme” qui touchait de nombreux enfants en Roumanie, soit un état dépressif lié à un “manque de chaleur humaine”. La prise en charge de ces enfants a été très marquante et difficile.

- L'ASSOCIATION SOLIDARITE PLOEMEUROUMANIE

- Les actions caritatives menées au sein de l'association PloemeuRoumaniE furent pour nous notre première expérience. En conséquence nous n'avons pas de point de comparaison. En revanche nous avons pu constater que l'accueil chaleureux de la population est un facteur favorisant pour la réalisation des actions ( soins, don de matériel ...). Créer un réseau sur place tant avec les maires des communes qu'avec les acteurs sociaux nous semble indispensable pour apporter une aide ciblée aux personnes dans le besoin et/ou isolées. Nous avons pu le constater dans le village de Berinta où l'aide à apporter à un petit garçon handicapé n'aurait pu être possible sans l'existence de ce réseau et de l'association.

Sur place nous avons été marqué par la grande précarité d'une population pourtant dite "Européenne". Certaines situations nous ont en effet beaucoup émues de part l'inaccessibilité aux soins et aux traitements nécessaires ( ex: les diabétiques qui ont une prescription confirmant leur pathologie ne disposant pas de matériel adéquat pour faire leur glycémie) d'où l'intérêt de l'association sur place qui pallie à ces manquements. L'association participe également au développement éducatif en offrant, par exemple, des maillots de football pour les enfants ainsi que de la peinture pour les écoles. Cela nous a permis de découvrir d'autres aspects du caritatif que simplement notre représentation de soignantes.

En conclusion, bien que ce mois passé en Roumanie fut intense, nous en avons retiré un réel enrichissement. Cette expérience a également pu mettre en évidence la difficulté que peut être celle de travailler à un nombre restreint sur le terrain. Nous souhaitons d'autre part, remercier toutes les personnes qui nous ont accueillies si chaleureusement et accompagnées pendant notre séjour. Tout particulièrement Loic Thetio, Gavril Costin et Vali ainsi que le personnel de l'hôpital.

-Celine Genovesio et Lucie Favrou

samedi 27 juin 2009

STAGES ET ACTION HUMANITAIRE AVRIL - MAI - JUIN 2009.

Avril - Mai - Juin 2009.

--- Les différentes missions qui se sont déroulées sous l'égide de l'association Solidarité PloemeuRoumaniE (S.P.R.E.) sont particulières, diverses et très fournies car nous avons été contactés par des étudiants (es) de grandes écoles françaises en quête d'actions humanitaires à exécuter dans le cadre de leurs cursus de formations universitaires.

--- Ils avaient un projet à mener à bien. Il fallait ensuite qu' ils se débrouillent pour financer le voyage, puis après intervenait S.P.R.E. pour tout ce qui était hébergement, accueils dans les villes choisies, établir les emplois du temps et les rendez-vous avec les mairies. C'était presqu'une organisation militaire. Tout s'est déroulé comme prévu :

--- C'est ainsi que 6 étudiants (es) de l'IESEG de LILLE ont reçu mission du 19 au 26 avril 2009 d'offrir des jouets et des jeux (neufs) qu'ils avaient collectés en France (chargés dans le fourgon en mars 2009, entreposés à Surdesti chez Gavril COSTIN) et destinés aux enfants des maternelles des mairies suivantes :

--- 21.04.09. HOMOROADE DE MIJLOC (Judet de Satu Mare)

--- 22.04.09. : COPALNIC MANASTUR.

    
    

--- 23.04.09. : GROSII TIBLESULUI.

    

--- 24.04.09. : SAPÂNTA. __

REACTIONS DES ETUDIANTS DE L'IESEG DE LILLE.__

(Rédigé par François LE BOURLOUT, pour l'association "Jouets, Prêts, Partez".

Le voyage Lille-Surdesti s'est passé sans problème. Bon accueil à notre arrivée en Roumanie. Le lundi de Pâques nous participons au village à la fête de "Udatoriu" et nous sommes interviewés par la télévision de Baia Mare. Nous commençons le mardi la distribution des jouets dans les écoles de Homoroade de Mijloc, Sapanta, Grosii Tiblesului et Copalnic, facilités grâce aux contacts de LoïcTHETIO qui a établi un Ordre de Mission pour chaque jour. Là aussi, nous sommes étonnés par l'accueil des maires, la gentillesse des gens. Nous remarquons que les classes sont propres et repeintes. Cela indique l'aide apportée par l'association Solidarité PloemeuRoumaniE. Nous sommes invités à manger par les municipalités qui ont aussi organisé des petits spectacles joués par les enfants.

     

Nous gardons un super souvenir de cette expérience humanitaire, riche en émotions et nous remercions sincèrement Loïc THETIO, président de l'association Solidarité PloemeuRoumaniE pour toute l'aide précieuse qu'il nous a apportée et qui a permis la réalisation complète de notre objectif.

Fin mai, est venu le tour des élèves ingénieurs de l’Ecole Supérieure des Télécoms Paris Sud, qui ont travaillé sur le même mode opératoire que leurs homologues du Nord et qui avaient pour but de réaliser une médiathèque destinée à l’école de COPALNIC MANASTUR les matériels offerts sont les suivants :

   
   

- 1 scanner – 3 ordinateurs complets (unités centrales, écrans plats, claviers, souris, enceintes) pouvant lire des DVDs, d’écouter des CDs et de réaliser toutes les tâches de bureautique. Système d’exploitation Linux-Ubuntu version roumaine. L’ensemble étant neuf.

   

- Plusieurs cartons de livres (romans, livres scolaires en français, espagnol, anglais et russe, des collections complètes d’encyclopédies, des bandes dessinées.) et garnissent les étagères de la bibliothèque qui porte la mention "offert par la France".

  

Pour terminer, du 1er au 19 juin les 8 élèves du Centre de Formation des Apprentis de Lorient ont pris la place et effectué, dans le cadre Européen LEONARDO, un stage en ateliers (maintenance Poids Lourds) dans la ville de FARCASA.

 

Ils ont travaillé dans la Société HAGERO et TRUCKS SPED.

Il faut signaler que cette expérience est véritablement une première dans le Maramures. Il faut avouer également que lorsque j’ai fait cette demande auprès du maire de cette localité la réponse que j’ai reçue a été un peu « fraîche ». L’enthousiasme n’y était pas vraiment. Alors il a fallu que j’explique le bien fondé de cette opération, qu’il n’y avait aucun problème à-priori et que la Roumanie, depuis son entrée en Europe, devait se préparer à recevoir de telles possibilités. Le premier magistrat ayant totalement confiance en moi a alors accepté l’idée…. Je dois aujourd’hui lui rendre hommage car il a osé et je peux affirmer que ce stage est une grande réussite, aussi bien sur le plan travail, relationnel, que découvertes du pays et des gens, généreux, authentiques, souriants. Les élèves ont tenu d’une façon exemplaire leur objectif pendant trois semaines. Ils ont su se montrer coopératifs, professionnels, ponctuels, curieux. Il semble que la barrière linguistique (même si ils avaient reçu quelques heures d’initiation à la langue par une étudiante roumaine à Lorient) a été dépassée. Toutes les qualités démontrées par ces jeunes leur ont permis de se voir délivrer un diplôme à la fin de leur séjour, remis par le maire en personne. Ce dernier très satisfait par ce premier essai, souhaite désormais continuer à accueillir d’autres étudiants dans les secteurs de l’électricité et de la mécanique. Dont acte.

J’ai omis de relater le geste généreux des apprentis qui ont organisé, entre eux, une quête destinée à aider l’opération chirurgicale du petit David. La somme qu’ils m’avaient confiée a été remise au père du bébé.

Et quid de l’association Solidarité PloemeuRoumaniE dans tout çà

Et bien du 20 mai au 23 juin 2009, elle n’est pas restée inactive et ses actions sont les suivantes :

Mairie de HOMOROADE DE MIJLOC : (Dispensaire à équiper).

1 table pour instruments de soins, 1 armoire à pharmacie (porte en verre) – 11 cannes – 10 fauteuils roulants – 4 chaises percées – 5 déambulateurs – 1 table d’auscultations et de gynécologie (avec étriers) – 1 tensiomètre – 1 stéthoscope – 1 stérilisateur – 1 tableau d’accueil – 4704 couches adultes – 100 aiguilles diabète – 2480 aiguilles – 200 seringues avec aiguilles – 400 seringues sans aiguilles. (bandes, sparadraps, gaze etc….)

  

Mairie de COPALNIC MANASTUR :

Matériel et produits professionnels de coiffure (bac lave cheveux transportable pour handicapés.)

Mairie de GROSII TIBLESULUI : (Ecoles)

- 53 livres pédagogiques (neufs) en Français (2 dictionnaires LAROUSSE, livres animaliers) - 1 carte de France. Posters sur la Bretagne.

    

- 1 ordinateur complet (écran, clavier, souris). - 20 litres de savon liquide. - 136 paquets de papier toilette. - 240 kilos de peinture à l’eau.

  

- Cartons de couches pour adultes.




Mairie de SAPÂNTA :

- Matériel de protection individuelle pour les pompiers volontaires : - 15 vestes de feu. - 15 casques mixtes avec lunettes. - 20 paires de gants. - 3 gros cartons contenant des polos, des pulls, des pantalons, des T-shirts, Etc.…)

(Nous souhaitons pouvoir accéder au souhait du maire qui désire un camion de lutte contre les incendies)

   

L’hôpital de Baia Mare (secteur psychiatrique) a reçu, pour l’instant un fauteuil roulant –non pliable- en septembre prochain un second sera offert

Les rendez-vous préparatoires avec les médecins en pédiatrie de ce même hôpital, concernant le stage du mois de septembre/octobre 2009 des élèves infirmières sont tout-à-fait positifs.

Ce service souhaite se doter de 10 petits lits transparents, 10 lits « cages » et de meuble (s). Ceci est un des objectifs pour la prochaine mission.

Ceux-ci seront plus tournés vers les malades particuliers (diabétiques, paralysés, ulcéreux, grabataires, incontinents). Les demandes qui m’ont été faites à ce sujet seront remplies en majeure partie.

Voilà les futurs « cadeaux » que S.P.R.E. voudrait offrir à nos amis du Maramures.

De : morgane Le jeudi 16 juillet 2009 à 18:42

Au travail, nous avons appris d'autre techniques parmi lesquelles la bidouille qui dure mais qui tient la route mieux que des réparations classiques, l'aide que l'on peut se procurer les uns les autres, et la patience des mécanos.. Hors contexte travail, les gens sont aussi partageurs et généreux, accueillants et souriants malgré une situation parfois précaire. J'avoue admirer le courage des Roumains. Ils ont également un savoir faire pour travailler le bois qui est incroyable et fait la richesse de leurs mains et de leur culture. Quant au pays, les paysages du Maramures sont exquis et font du bien au moral; la montagne plutôt que la mer, c'est un changement radical, c'est pourquoi je pense retourner dans cet endroit merveilleux en 2010..

D'ici là Loïc bon courage et tout mon soutien pour ce travail merveilleux que tu fais...

jeudi 23 avril 2009

MARS - AVRIL 2009.

ACTION HUMANITAIRE DU 18 MARS 2009 AU 7 AVRIL 2009

Mercredi 18 mars

- A 7hoo précises, départ de Fort Bloqué. Le temps est sec et une belle journée s’annonce. Pas de problème particulier à signaler.

- Vers 12hoo, je m’arrête à LOGNES, région parisienne, sur le parking d’une grande surface où j’ai rendez-vous avec les étudiants « Lillois » qui doivent apporter des jouets aux enfants pauvres fin avril 2009.

- Après s’être perdus dans Paris, ils arrivent vers 12h45 et nous chargeons notre fourgon, qui est plein jusqu’à ras bord de cartons de jouets. Les portes ferment tout juste, mais en forçant un peu….. Ça va !!!!!

- Je reprends ma route vers l’Allemagne. Je passe la nuit à Frankenthal, que je quitte très tôt le :

19 mars.

- L’autoroute n’est guère fréquentée. La frontière autrichienne est franchie et je regarde si une surprise (mauvaise) style police n’est pas à l’ordre du jour. Mais non, pas ce coup là. Je continue donc mon chemin et je m’aperçois d’une façon évidente que le ciel s’assombrit. Le temps va changer !! Peu de kilomètres après LINZ, une espèce de pluie laiteuse commence à dégringoler, faiblement et de plus en plus drue. En fait il s’agit de la neige qui tombe en abondance Les chasse-neige sont déjà en action, ainsi que les services d’hiver qui salent la route. Je ne suis pas très fier dans mon fourgon, mais pas du tout. Cette dépression va m’accompagner jusqu’à VIENNE, où cela se calme un peu, puis tout-à-fait. Ouf !!!! Le parcours se déroule ensuite normalement jusqu’après BUDAPEST où j’ai encore le droit, à nouveau, à de la neige, qui ne va pas me lâcher jusqu’en Roumanie. La route devient sèche. Là une autre bagarre m’attend. Eviter les nids de poules creusés dans la chaussée. C’est un autre sport éprouvant. J’arrive, enfin à SURDESTI.

20 mars

- Direction l’école de LAPUS pour faire signer des dossiers pour des étudiants Français qui vont venir en stage prochainement.

- Même jour à 14h30, je suis attendu par la municipalité de Grosii Tiblesului, comme invité à la Journée Mondiale de la Francophonie.

- Les enfants des écoles ont préparé un spectacle tout en français. Ils chantent même la MARSEILLAISE. C’est assez émouvant. Puis le maire fait un petit discours de remerciements pour les écoliers et il m’appelle sur scène. Il m’offre en signe d’amitié les clés de sa ville et pour sceller ce moment il me propose de planter, devant la mairie, deux arbres pour rappeler à quel point ils reconnaissent ma présence parmi eux. Nous nous exécutons et nous voici, pour la circonstance, transformés en jardiniers. Ces différents épisodes sont rapportés par AXA TELEVISION et par le journal GRAIUL MARAMUIRESULUI.

21 mars

- Nous procédons à l’inventaire du matériel contenu dans le fourgon à SURDESTI

22 mars.

- Nous rendons visite à PLOPIS au petit DAVID, 16 mois, qui est atteint de la maladie orpheline « Syndrome d’ALAGILLE » qui attaque tout le système hépatique, avec des problèmes collatéraux importants au niveau des reins, de la colonne vertébrale et parfois des yeux. Pour vivre il faut qu’il subisse une transplantation du foie – sa maman est compatible comme donneur vivant, donc moins de problème de rejet – sauf que cette opération ne se pratique pas en Roumanie. Le gouvernement Roumain peut prendre en charge une partie des frais à condition que je puisse fournir des devis opératoires. J’en obtiens 2. Un en provenance de PARIS, Hôpital NECKER et le second arrive de Varsovie en Pologne. Un troisième, de Belgique, complète le dossier qui sera transmis au Ministère de la Santé à Bucarest. Mais il faut désormais faire très vite.

- J’offre également des couches lavables pour le petit, ce qui va signifier que les parents n’ont plus à acheter de couches jetables. Gain pécuniaire très important car le bébé en utilise beaucoup.

23 mars.

-Je me rends à la mairie de Farcasa pour un contrôle de sécurité des ateliers des apprentis Lorientais. Satisfaisant.

- Ensuite après avoir roulé sur une route complètement défoncée, je vais livrer les cartons de vêtements neufs, de chaussures, de soins divers, des produits d’hygiène et des couches à la mairie de Homoroade (Judet de Satu Mare). Le maire veut créer un dispensaire !!! L’endroit ne transpire pas l’abondance loin de là. Quelle pauvreté !!! Je promets de revenir…. !! La neige tombe….

24 mars.

- Grosii Tiblesului distribution de matériels, comme ci-dessus mentionnés et des produits pour les diabétiques. Le maire m’apprend que 40 familles vivent sous le seuil de la pauvreté, mais le pire est que chaque couple compte au moins 10 enfants minimum….Faîtes le calcul. Inimaginable. Re……neige !!!

25 mars.

- Baia Mare je suis invité à la Journée Nationale de la Police (fête très importante en Roumanie). Toutes les personnes représentatives des administrations, des parlements, politiques etc... sont bien, entendu, présentes. Cette manifestation est retransmise à la télévision. A la fin des discours officiels quelques diplômes de Reconnaissance sont attribués à des personnalités roumaines ayant accompli des gestes remarqués, généreux et désintéressés. Ainsi qu’elle ne fût pas ma surprise d’entendre mon nom cité afin de recevoir de la part du Directeur des Polices du Maramures, ce sésame, rarement offert à un étranger, en hommage de mon implication à leur égard et plus spécialement dans le domaine de la santé. Je précise ici que le cabinet dentaire offert en 2004 à l’administration de l’Intérieur est en exploitation à Baia Mare et qu’il est fréquenté par beaucoup de fonctionnaires, de tous les corps du secteur public, et leurs familles. C’est en tout cas un point très positif.

26 mars.

- Visite à l’hôpital de Baia Mare avec la « Présidente des Infirmières » de cet établissement pour finaliser la présence des élèves infirmières de l’école de Poitiers en septembre-octobre 2009.

27 mars.

- Visite à la mairie de SISESTI afin de prendre quelques renseignements sur le silence ambiant. Il semblerait que les non réponses soit un problème essentiellement informatique. Bon. !!

- Réunion à la mairie de Copalnic Manastur, pour le projet de médiathèque qui sera un des objectifs des élèves ingénieurs de l’Ecole Supérieure des Télécoms PARIS, fin mai 2009 . Nous visitons l’école et la salle qui accueillera ce projet. Satisfaisant….

- Nous procédons au don des cartons des différents matériels énumérés ci-dessus.

28 mars.



- Nous rendons dans plusieurs villages afin de donner des couches aux adultes qui ne peuvent se déplacer, ainsi que des appareils et des tests pour surveiller la glycémie des diabétiques.

Dimanche 29 mars.

- A la mairie de SISESTI, après-midi, nous sommes attendus par beaucoup de personnes atteintes par le diabète et à qui nous offrons tout le matériel nécessaire pour le contrôle de leur pathologie.

30 mars.

- CETATELE, cherchons et trouvons un professeur de Français à qui nous expliquons son travail en direction des stagiaires du Centre de Formation de Lorient (prévu entre le 2 et 22 juin 2009).

31 mars.

- Entrevues avec les maires de SAPANTA (qui désire un camion de lutte incendie, demande adressée au Commandant de GUILLEMOT du Morbihan pour suite à donner) et de CERNESTI qui souhaite des aides diverses, à préciser…. !!!!

01 avril.

- Direction Târgu Lâpus, plus exactement le collège de cette localité où les ingénieurs français doivent intervenir en mai. Visite des locaux, en cours de travaux, espérons qu’ils soient prêts à temps.

- Visite rapide à l’hôpital de cette ville dans lequel je m’aperçois avec joie que le service de kiné fonctionne et qu’il est équipé avec les « instruments » offerts l’année dernière.

- Service de pneumologie, le mystère reste entier égal à l’efficacité de la Directrice, discrète et invisible. Il faudra que je fasse pression quant à l’utilisation des appareils offerts.

- L’après-midi réunion à la mairie de SISESTI en présence des directeurs et directrices d’écoles afin de les informer que notre association a décidé d’arrêter les aides en direction de leurs établissements scolaires, suite à un différend créé par la directrice de l’école de SURDESTI et qui impose cet arrêt. Bien sûr le corps enseignant présent ne souhaite absolument pas et d’une façon virulente, ferme et non équivoque la fin de notre collaboration. Le maire présent nous confie qu’il va s’occuper personnellement de ce problème et nous demande de surseoir à notre décision. Attente !!!!

- Le soir aéroport de Baia Mare allons chercher le professeur du CFA LORIENT.

02 avril.

- Mairie de FARCASA, visites techniques des locaux professionnels qui recevront les stagiaires en juin, ainsi que le lieu de restauration et d’hébergement. Tout semble convenir. Un poids de moins !!!

03 avril.

- Nouvelle entrevue avec la municipalité de Copalnic Manastur qui doit, avant le 15 juillet se doter d’un camion benne pour les ordures ménagères. Je suis chargé du dossier. Mince affaire !!!!

- Aéroport de Baia Mare retour en Bretagne du professeur du CFA LORIENT. Son déplacement est jugé comme très positif et tout ce qu’il a vu le conforte pour le bon déroulement de la mission prochaine.

Samedi 4 avril

- je quitte la Roumanie. La route du retour est quasiment désertique. Pas de circulation. Pas de poids lourds. La traversée de Budapest et de Vienne se fait très tranquillement.

Dimanche 5 avril.

- Arrêt en Allemagne. Rien de particulier à dénoncer.

Lundi 6 avril.

- Je charge dans le fourgon les 3 palettes de couches pour adultes à LIEUSAINT, puis direction le domicile à Fort Bloqué où j’arrive vers 20h00 après un voyage, retour, sans difficulté aucune.

Les stages des étudiants Français:

- IESEG de LILLE. (management et commerce international) avril 2009.

- ECOLE SUPERIEURE INGENIEURS TELECOMS PARIS mai 2009

- Centre de Formation des Apprentis de LORIENT. Juin 2009__

- Institut supérieur de Technologie (ICAM La Roche/Yon) août 2009.

- Ecole d’infirmières de POITIERS. Sept/Oct. 2009

- 1 candidat pour Service Volontaire Européen minimum 6 mois.

Stage achevé :

- Etudiante Sup. de Co. La Rochelle (3 mois : de sept. à Déc. 2008.)

PROCHAIN DEPART LE : 20 mai 2009.

Loïc THETIO.

lundi 9 mars 2009

DON DIVERS

28 JANVIER 2009

Nous avons offert 3 ordinateurs complets , contrôlés par l'association TUXBIHAN, ainsi que des claviers, souris et connectique, à l'association Alliance Naissante Education Développement Union Ouverture de GIREBOUA (ANEDOUO) qui intervient auprès des écoles de la Côte d'Ivoire.

mardi 4 novembre 2008

OCTOBRE 2008.

ACTION HUMANITAIRE DU 8 OCTOBRE AU 23 OCTOBRE 2008.

Départ de Fort Bloqué le 8 octobre au matin à 5 heures. Je me dirige vers Vannes à la caserne des Pompiers où m’attendent les compagnons du voyage, ainsi que les véhicules. A 6 heures notre convoi, imposant, prend la route doucement. Le soir nous nous arrêtons chez les pompiers de Ludwigshafen qui nous hébergent pour la nuit.

Le 9 très tôt, nous reformons le convoi pour un autre périple. Nous quittons l’Allemagne et faisons halte juste après la frontière, en Autriche, sur un parking. A notre départ nous remarquons une dizaine d’hommes qui discutent ensemble. Après 5 ou 10 kilomètres de chemin parcouru, nous sommes doublés par des véhicules et par la fenêtre un policier nous fait signe de le suivre, ainsi que le porte char et le fourgon pompe tonne. Stoppés sur un parking, nous reconnaissons le groupe qui nous avait vus précédemment et ainsi le piège se referme. Ce sont des policiers de l’autoroute .Ils mesurent la hauteur hors toute de la plate forme avec les fourgons. Dépassement : 13 centimètres. Nous constatons également qu’il n’y a que des véhicules non autrichiens qui sont arrêtés. Nous avons essayé de parlementer avec eux. En mettant en avant le caractère humanitaire de notre déplacement et en plus la couleur rouge des camions renforce nos dires. Ils ne veulent rien entendre et nous mette une amende. Ce pseudo contrôle qui ressemble plus à un racket, nous permet de dire qu’ils sont là pour faire du « fric » essentiellement…Lamentable. Nous sommes tous un peu découragés par cette méthode. Tout ce petit monde en uniforme disparaît d’un seul coup avec la tranquillité du devoir accompli. Vous avez dit AUTRICHE Moi je dis : » Oh, Triche !!! » Le soir nous nous arrêtons après la frontière hongroise, pour une nuit de repos bien méritée.

    

Le 10, toujours aussi matinaux, nous exécutons la dernière partie de la route. Rien à signaler de particulier. Nous franchissons la douane roumaine à PETEA sans aucun problème et nous arrivons à FARCASA vers 19 heures, attendus par le maire, la vice-maire et les personnes du conseil local. Les médias sont présents et filment ou écrivent sur cet instant « magique ». Inutile de préciser que ce convoi là ne passe inaperçu…….. !!!

    

Le 11, après une nuit de récupération, nous laissons le porte char sur le parking de la caserne des pompiers à Baia Mare et les 2 fourgons sont descendus. Ils rouleront désormais. Nous arrêtons à Copalnic Manastur car le maire de Grosii Tiblesului y est déjà et nous attend. Les élus ont revêtus leur écharpe tricolore et sont entourés de leurs adjoints. Là encore la presse écrite et télévisuelle est présente. Comme elle le sera tout au long de notre séjour.

    

Dans la soirée du 11, nous nous dirigeons vers Grosii Tiblesului. En entrant dans la ville au volant de nos engins, nous remarquons que les gens nous attendent en costumes traditionnels. Les écoliers nous lisent un texte de bienvenue en Français. Nous pénétrons dans la salle des Fêtes après avoir mangé le pain et le sel et reçu des fleurs fraîchement coupées.



Le Maire nous accueille chaleureusement. Je lui remets officiellement les clés du véhicule et les documents y afférents.

  

Nous assistons à un spectacle de chants et de danse, dont la profondeur et l'authenticité nous vont droit au cœur.

   

Nous sommes hébergés dans une cabane typique de chasseurs au milieu des bois. Nous passons une soirée délicieuse et surtout inoubliable.

Le dimanche matin 12, tous les pompiers de cette localité ont revêtu leur costume de protection individuelle de sécurité, puis Serge CREGUT et Gilbert ANNIC, très professionnels, commencent à expliquer le maniement de l’engin de lutte contre les incendies. Nous sentons que les « élèves » sont très attentifs et curieux. Ce qui est bon signe !!!

   

L’après-midi du 12, nous transportons vers Dragomiresti, bien que cette ville soit voisine – à peu près 15 kilomètres à vol d’oiseau à travers la montagne – il nous faudra quand même 3 heures pour la rejoindre. Monsieur le Maire est présent et les mots de bienvenue retentissent à nouveau.

Le lundi 13 est consacré à la prise en main de l’engin par les pompiers volontaires, qui ont perçu également un paquetage vestimentaire. Sérieux et intéressés aussi. Après les visites du musée ethnographique de cette ville, nous passons admirer l’église en bois d’Ieud et le monastère de Bârsana et enfin nous arrivons à SURDESTI pour la nuit.

Le mardi 14, nous revenons à FARCASA, afin que la démonstration technique du fourgon pompe tonne soit dispensée. Les 36 soldats du feu sont là et en tenue. Pour cet exercice le maire et les représentants de la mairie sont venus. Bonne implication de tous.

Le mercredi 15, notre délégation est reçue officiellement par le Colonel Petru DICAN à la caserne des pompiers de Baia Mare. Il nous fait visiter les lieux, procède à une simulation de départ d’incendie. Au cours de la réception Monsieur Gheorghe ACHIM représentant du gouvernement Roumain vient nous saluer. A cet instant les discours sont de plus en plus tournés vers une collaboration corporative européenne entre ROUMAINS du Maramures et FRANÇAIS du Morbihan., que je souhaitais vivement d’où la présence du Commandant GUILLEMOT à mes côtés. Mon sentiment est que ces 2 hommes là se sont parfaitement compris et que la suite me semble des plus positives… !!!

  

Le jeudi 16 nous visitons le dispensaire et l’école de Surdesti et l’après-midi à la mairie de Sisesti, nous distribuons les couches pour adultes ainsi que les appareils et consommables pour les diabétiques. (Toujours aussi nombreux, voire de plus en plus). 1 Voir par ailleurs.

Le vendredi 17 matin, arrêts à l’école de Plopis (dont les classes ont été repeintes)

      

puis à l’hôpital de Târgu Lâpus et enfin à l’école de Lâpus. (Cet établissement a reçu en juillet de cette année 1,500 t de peinture.) La direction désire que notre étudiante en stage humanitaire Anne Laure JOSSO y vienne passer une semaine ou plus.

L’après-midi, retour à Copalnic Manastur nous avons une réunion avec les édiles municipaux pour proposer un jumelage de classes européennes avec le CES Saint Jean de Guidel qui le sollicite. Celui-ci est accepté avec beaucoup d’enthousiasme.

      

Le déchargement du fourgon est effectué par les élus et le médecin qui sont présents pour procéder à cette opération. Le tout se passe dans une excellente ambiance. 2 Voir par ailleurs.

     

Le samedi 18, nous vidons le fourgon Nous offrons encore des couches et des appareils de glycémie.

Le dimanche 19, je rends visite à l’ex-maire de Sapânta qui avait demandé un fourgon et dont le nouveau maire n’a pas voulu donner suite.

Lundi 20, interview avec les journalistes de Graiul Maramuresului. Réunion avec le maire de Farcasa. Distributions de couches et de matériels pour les diabétiques. Réunion avec le Maire de Copalnic Manastur. Don de vêtements neufs pour bébé à une famille déshéritée de SURDESTI.

Mardi 21, derniers entretiens, puis départ de Roumanie, arrêt le 22 en Allemagne et retour à Fort Bloqué le 23 octobre dans la soirée.

CONCLUSIONS :

La satisfaction d’avoir, au bout de 18 mois de travail, réussi cette nouvelle action, délicate, car nous œuvrons également à la protection : - des monuments (églises en bois, musées ethnographiques ETC..) inventoriés au PATRIMOINE MONDIAL DE L'UNESCO. - ainsi qu’à la biodiversité de la faune et de la flore référencées dans les forêts et inscrites également auprès de l'UNESCO.

Anne Laure la jeune étudiante de l’école Supérieure de commerce se plaît énormément sur place. Je lui ai laissé comme mission la distribution des différents dons.

Après 5 672 kilomètres parcourus, je peux affirmer que cette nouvelle aide a été un superbe succès. Que les pompiers ont su montrer un professionnalisme exemplaire. Que nous avons vécu une expérience humaine très enrichissante, qu’une chaîne de solidarité, de fraternité s’est forgée et qu’enfin il est toujours plus important de donner que de recevoir.

Ce qu’a reçu la mairie de SISESTI : (1)

- 1 carton de montures de lunettes – Couches pour adultes – Gants à usage unique – Matériels pédagogiques – Matériel pour diabétiques – 1 carton de vêtements neufs pour bébés et enfants en bas âges.

Ce qu’a reçu la mairie de Copalnic Manastur : (2)

Même inventaire que ci-dessus + 8 cartons de consommables sanitaires et d’urologie – 3 fauteuils roulants, 1 déambulateur, 1 canne – Brosses et verres à dents – 4 boîtes de lait et sucettes orthodontiques. 1050 tests pour recherche et dépistage de glycémie dans les urines (remis au médecin du dispensaire qui pourra organiser une journée consacrée à cette maladie)- 2 ordinateurs complets, 3 claviers, 5 souris et connectique – 1,300 tonne de peinture à l’eau. - 2 gros cartons d'articles professionnels de coiffure destinés à la coiffeuse (shampoing, serviettes, blouses, épingles, teinture, maquillage, peignes, brosses, etc)

Le malade de Copalnic Manastur qui a perçu un des fauteuils roulants n’était pas sorti de chez lui depuis presque 2 ans !!!!!!!

A NOTER QUE LE DRAPEAU FRANÇAIS FLOTTE TOUJOURS A COTE DE CELUI DE LA ROUMANIE .

PROJETS 2009 :

Aide et assistance auprès de tous les malades.

Mettre en réalisation d’autres échanges.

Développer les stages d’étudiants

Et toujours les surprises, inconnues à ce jour

lundi 3 novembre 2008

Don Divers

Don divers.

14 septembre 2008 " Forum des Associations " à Ploemeur, S.P.R.E. a offert de nombreuses paires de lunettes à Bayanihan-Espoir Philippines.

Novembre 2003 DON AU RESTO DU COEUR DE PLOEMEUR

5 NOVEMBRE 2003

Notre association a offert plus de 2 tonnes de conserve de légumes au "Resto du Coeur" de Ploemeur